Le Plus - page 3

(IG)
—Quand Ginette Pelletier pen-
se aux 125 kilomètres que s’apprête
à franchir à la course son mari, ce
qu’elle craint par-dessus tout ce sont
les conditions météorologiques. «J’ai
tellement peur qu’il neige!», dit-elle
en frissonnant.
Rouler à 10 km/h sur son vélo
pendant que son homme sue sa vie,
très peu pour elle. De son côté, celui
qui se dé nit comme un coureur de
fond espère des conditions clémen-
tes. «Je suis un peu lourd pour cou-
rir, alors quand il fait trop chaud, je
bûche! Quand c’est plus froid, pour
moi, c’est le temps idéal.»
Et le coureur adopte-t-il une rou-
tine spéciale, un petit rituel, quand
il entame une longue distance
comme un ultramarathon ? « Non,
dit-il très humblement. Je ne bois
même pas d’eau. Sur trois heu-
res de course, j’en bois à peine
100 ml. » Ce qui lui permet de te-
nir le coup s’attache à sa ceinture.
Ce sont trois petites fioles d’envi-
ron 150 ml chacune. Son secret :
un mélange de jus d’orange et de
miel qu’il consomme au compte
goutte. « Le corps, c’est une his-
toire de réactions chimiques, ex-
plique-t-il. Je m’arrange simple-
ment pour gérer mon apport en
glucides. » Après avoir couru 68 km
en huit heures lors de sa première
course, Paul Roy dit avoir perdu 11
livres. Le 1
er
novembre, au terme
de son ultramarathon de 125 km,
il aura alors 15 livres (dont 3% de
matières grasses) en moins. Bien
sûr, là n’est pas son but premier,
mais c’est le genre de statistiques
qu’il aime bien conserver. Deux
autres choses essentielles à une
bonne course, dévoile-t-il, sont ses
« huiles chinoises » et sa musique.
Chaque foulée est accompagnée
des paroles de Jœ Dassin, Elvis,
Kevin Parent, Janis Joplin, CCR,
etc. « Je peux courir de trois à six
heures de l et j’arrête quand je
suis tanné, lance-t-il, tout bon-
nement. Je prends des pauses
quand ça tombe plate ! Je fais vrai-
ment ça pour les enfants et pour
m’amuser. »
« On se fait souvent traiter de
malades ! », lance Ginette Pelletier,
54 ans, qui partage la vie et les folies
de Paul Roy, 53 ans, depuis 15 ans.
« J’ai toujours embarqué dans ses
projets de fou ! , lance-t-elle entre
deux séances d’entraînement. Je
l’ai toujours encouragé et soutenu.
On a bien du plaisir. »
Ce matin-là, Paul Roy et Ginette
Pelletier s’entraînaient, comme
souvent dans une semaine, au Nitro
Gym de Granby. Il était 8 h 30 et
M. Roy venait tout juste de ter-
miner trois heures de course sur
un tapis roulant. « Je cours pour
le plaisir », lance le père de quatre
enfants. Un ex-militaire au pro l
tranquille. Un doux.
«Un extrémiste ! », insiste toute-
fois sa conjointe en riant.
« Je voulais être un bon papa, en-
chaîne M. Roy qui a déjà géré trois
gyms à Saint-Césaire. Il n’était pas
question pour moi d’hypothéquer
mes enfants à cause de mon état de
santé. Ils ont donc été élevés dans le
sport. On a joué dehors ! »
Un jour, en lisant le journal,
Paul Roy apprend que près de
40 000 enfants ne mangent pas à
leur faim chaque année au Québec.
« J’ai appelé mon épouse et je lui ai
dit: ‘Ginette, samedi prochain, on va
courir Saint-Césaire/Montréal pour
la cause des enfants défavorisés’,
raconte celui qui a plusieurs années
de culturisme derrière la cravate.
Le samedi, on a fait 68 km en huit
heures (11 avec les pauses). On a
ensuite remis 3000 livres de denrées
à un organisme. »
Un scénario qu’il entend repren-
dre cette année. Cette fois, il souhaite
remettre 10 000 livres de nourriture
à Moisson Granby. Avec les dons
recueillis en argent, il souhaite dé-
velopper un projet à la Maison des
Jeunes des Quatre Lieux, située à
Saint-Césaire, et en élaborer un autre
au Centre d’action bénévole de Saint-
Césaire. «On est porté à aider les en-
fants dans le Tiers-Monde, mais de
la misère, des pauvres et des enfants
défavorisés, il y en a ici, juste à côté
de chez nous.»
«Mais nous ne donnons pas d’ar-
gent », tranche Ginette. Le couple
préfère offrir des chèques-cadeaux
en épicerie ou encore donner de son
temps en achetant, par exemple, le
matériel nécessaire à l’élaboration
d’un projet (peinture, construction,
etc.). Il veut être bien certain que les
sous amassés servent directement
aux gens ou organismes qu’il sou-
haite aider.
Engloutir des kilomètres
Pour atteindre son objectif,
Paul Roy, qui a déjà 34 demi-mara-
thons dans les jambes cette année,
entend donc relever deux dé s.
Premièrement, il veut courir six
heures d’af lée sur un tapis roulant.
Le samedi 18 octobre, entre 10h
et 16h, aura lieu la Journée Nitro
Gym aux Galeries de Granby. Alors
que des entraîneurs du gym et des
représentants de la compagnie NZP
Nutrition seront sur place pour pro-
mouvoir l’entraînement et de saines
habitudes alimentaires, Paul Roy
courra pendant six heures sur un
tapis. Les gens pourront donc lui
apporter dons et denrées directe-
ment sur place. «Il est tellement mo-
tivé, fait remarquer Ghislain Morin,
propriétaire du Nitro Gym. Il fait ça
pour une très bonne cause. De nos
jours, c’est de plus en plus dif cile
pour plusieurs. »
Le samedi 1
er
novembre,
M. Roy partira de Drummondville
à 11h pour engloutir les kilomètres
jusqu’à Saint-Césaire, son patelin.
Sa conjointe le suivra en vélo. Son
ls Brian et Audrey St-Pierre, une
massothérapeute de Saint-Césaire,
relèveront aussi le dé à la cour-
se à ses côtés. « Ça, c’est la plus
grosse niaiserie et la plus dif cile
que je m’apprête à faire, ne cache
pas celui qui, l’an passé, a couru
95 demi-marathons, un aux deux
jours. Je voulais courir Québec/
Saint-Césaire, soit 14 demi-mara-
thons en sept jours, mais j’ai remis
le projet à l’an prochain parce que
j’ai un orteil qui débarque... »
Les gens qui voudront le voir
terminer son exploit pourront se
rendre vers 11h, le dimanche 2 no-
vembre, chez Sports Excellence de
Saint-Césaire, l’un des sept précieux
commanditaires qui l’épaulent dans
son aventure.
Ceuxqui souhaitent faireundonen
argent ou offrir des denrées non pé-
rissables aux causes que soutient Paul
Roy, peuvent les laisser au Nitro Gym
situé au 48, boulevard Pie IX, à Granby
ou directement chez lui au 1381, rue
Saint-Paul, à Saint-Césaire.
Accumuler les foulées pour les enfants défavorisés
J
amais Paul Roy n’a voulu s’entendre dire à ses enfants qu’il ne
pouvait jouer avec eux à cause d’un surplus de poids ou d’un mal
quelconque dû à la sédentarité. Pas plus qu’à ses petits-enfants.
D’où sa passion pour l’entraînement. Depuis trois ans, c’est la course
qui l’habite. Souhaitant faire sa part pour les enfants défavorisés, il
relèvera prochainement deux dé s : faire six heures de tapis roulant
d’un trait et courir les 125 kilomètres qui séparent Drumondville de
Saint-Césaire. Rien de moins.
Paul Roy a la cause des enfants
défavorisés à cœur. Pour leur venir
en aide, il entend relever deux dé s
de taille prochainement.
Du Elvis et un soupçon de miel
Isabelle
Gaboriault
PHOTOS
A
LAIN
D
ION
« J’ai toujours embarqué dans ses projets de fou ! , lance Ginette Pelletier, la
conjointe de Paul Roy, entre deux séances d’entraînement. Je l’ai toujours encouragé
et soutenu. On a bien du plaisir. »
MERCREDI 8 OCTOBRE 2014 -
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