Le Plus - page 10

Certaines personnes décident, à un moment
de leur vie, de tout plaquer pour se réinventer.
Parfois imposé, souvent choisi, ce changement
de cap est la source d’histoires inspirantes.
Rencontre avec des gens audacieux qui ont
pris le grand virage... envers et contre tout.
S’il n’avait pas écouté sa petite voix
intérieure, c’est pourtant devant des
colonnes de chiffres qu’il passerait ses
journées. Diplômé en administration,
Patrick Laplante a entamé sa carrière
comme comptable avant de tout lais-
ser tomber pour suivre son rêve. «J’ai
toujours voulu faire ma médecine»,
raconte-t-il.
Inscrit en sciences santé auCégep
de Granby, le jeune homme a vu la
porte se fermer devant lui à la n du
collégial. Déçu, il a fallu qu’il se tour-
ne vers une autre carrière. «Je n’avais
pas d’atomes crochus avec aucune
autre branche de la santé, comme la
pharmacie par exemple. Je suis entré
à l’Université de Sherbrooke en bio-
logie, mais au bout d’une session, j’ai
choisi l’administration...»
Consciencieux et performant, il
complète son baccalauréat avec suc-
cès, fait un stage et fait ses débuts pro-
fessionnels dans une rme de comp-
tables à Granby. Durant trois ans, il
calcule et sollicite des clients. «C’était
assez clair que ce n’était pas ce que je
voulais faire dans la vie, laisse-t-il tom-
ber. Ce que je voulais, c’étaitm’asseoir
avec les gens, les écouter et trouver des
solutions à leurs problèmes.»
Il fait une parenthèse. «À la n de
mon bac en administration, j’avais
appliqué
en médecine et on m’avait
accepté. Mais j’étais à deux semaines
de me marier, la maison était ache-
tée. Jem’étais donc donné une chance
d’aimer l’administration...»
Sondésir le rattrapepourtant après
ces trois années à «essayer d’aimer»
un domaine qui ne lui convient pas.
Encore obsédé par son goût de lamé-
decine, il envoie sa demande dans
trois universités, puis décide que ce
sera à Québec qu’il deviendra en n
médecin. «On a vendu la maison et
on a déménagé là-bas avec notre bébé
de deux ans.»
Des années occupées
À son arrivée à la faculté deméde-
cine, Patrick Laplante est plus âgé et
plusmûr que la plupart des étudiants.
Les années qui suivent sont exigean-
tes, mais étonnamment riches. «C’est
le plus beau cadeau que je me suis
fait. J’aimais apprendre. J’ai beaucoup
étudié, mais j’ai eu beaucoup de sou-
tien de ma conjointe de l’époque»,
raconte-t-il.
Car, tenez-vous bien, l’homme a eu
trois autres enfants durant ses études
enmédecine. Sa situation lui assurant
le maximum de prêts et bourses, le
couple a su joindre les deux bouts du-
rant toutes ces années.
Selon lui, son âge et ses respon-
sabilités familiales lui ont permis de
faire sa médecine différemment... et
d’être aujourd’hui unmeilleur omni-
praticien. «J’ai vécu la ‘‘vraie vie’’ avec
les préoccupations qui vont avec. Je
pense que je comprends mieux mes
patients.»
«Toutmonparcoursm’aapprisbien
des choses sur moi-même. Ça s’est
ajouté à mon bagage d’expérience»,
ajoute-t-il.
Le beaumétier
Épanoui est le mot qui convient
parfaitement àPatrickLaplante. Lemé-
decin de famille, qui est aussi profes-
seur d’enseignement clinique auprès
de résidents et d’externes, en plus
d’être engagé dans sonmilieu, clame
haut et fort qu’il a «la plus belle job du
monde». «C’est comme unmétier de
détective en accéléré. Ici, les journées
passent très vite.»
«Oui, je gagne très bien ma vie,
mais je ne fais même pas ça pour
l’argent. Je crois qu’on est tous faits
pour un travail et je suis clairement
tombé sur le bon... et sur la bonne
spécialité en plus ! »
Sa position sociale, il veut sur-
tout s’en servir pour changer les
choses, in uencer positivement les
habitudes santé des gens. Il mijote
d’ailleurs quelques projets...
Écouter sa petite voix...
Isabel
Authier
À
46 ans, Patrick Laplante est exactement là où il souhaite être
dans la vie. Avec un stéthoscope autour du cou et les yeux plongés
dans le regard de ses patients. «Devenir médecin est la meilleure
décision que j’ai prise dans ma vie. »
L’homme nous accueille chez lui,
les cheveux en bataille et habillé «en
mou». Détendu, l’œil allumé, il nous
fait d’abord visiter son immense
terrain en pleine ville. L’air est doux
et le temps se suspend pour une
petite heure.
Dans sa vie « d’avant », le rythme
était bien différent. Spécialisé en dé-
veloppement économique, l’homme
portait l’habit, multipliait les réu-
nions et brassait des affaires.
Durant 15 ans, on l’a notamment
vu au CLD Haute-Yamaska, à titre de
directeur du Centre de soutien aux
jeunes entrepreneurs, puis dans le
rôle de commissaire à l’exporta-
tion. Un gestionnaire qui, au fond,
cachait une âme bohème. « J’étais
déjà spirituel et je faisais du yoga à
l’époque », con rme-t-il.
C’est un rituel d’inspiration
amérindienne qui a d’ailleurs tout
déclenché. Comme il le fait depuis
une vingtaine d’années tous les
31 décembre au soir avec quel-
ques personnes choisies, François
Dumouchel s’est posté autour d’un
feu pour y « lire » la direction qu’al-
lait prendre la prochaine année.
C’était le 31 décembre 2001 ; les
ammes lui ont laissé entendre
que 2002 serait l’année de tous les
possibles.
« J’avais 51 ans et c’était un bon
moment pour me retirer et faire le
point dans ma vie », résume-t-il.
Dès janvier 2002, l’idée de partir en
Inde lui traverse l’esprit et s’installe
à demeure. Il négocie alors avec son
employeur pour obtenir un congé
de six mois.
Sur ces six mois sabbatiques, il
en passe quatre dans cette immen-
se contrée totalement dépaysante,
seul, le sac au dos, avec le désir de se
baigner dans l’océan Indien, la mer
d’Oman et le golfe du Bengale, et de
visiter plusieurs ashrams.
Apprendre à être dans le moment
présent
Là-bas, comme prévu, il suit des
cours de yoga. «J’ai ajusté mon ryth-
me au leur, j’ai appris à être dans le
moment présent tout le temps. »
À son retour, François Dumouchel
est investi d’une foi inébranlable
en la vie. «Quand des choses néga-
tives survenaient, ça me touchait
moins. J’avais con ance », glisse-t-il
doucement.
Sa vie personnelle connaît des
changements. Et au plan profession-
nel, il décide d’axer ses actions vers
le milieu communautaire. Mais l’en-
seignement du yoga devient pour lui
«La vie, c’est d’être en vie!»
PHOTO MAXIME
SAUVAGE
«Devenir médecin est la meilleure décision que j’ai prise dans ma vie », laisse
entendre le D
r
Patrick Laplante avec conviction.
Isabel Authier
V
oici l’histoire d’un homme qui, un jour, a eu l’envie irré-
pressible de partir à la conquête de sa propre existence.
Et qui semble avoir trouvé ce qu’il cherchait à travers le
yoga et la spiritualité. « Le bonheur, ce n’est pas la quantité d’ar-
gent que tu as, c’est d’avoir une vie heureuse et utile », dixit
François Dumouchel.
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