Le Plus - page 2

« Le temps presse, mais on sait
que le processus pour trouver un
donneur de cellules souches est
long et ardu », confie Geneviève Ste-
Marie, une amie de la famille.
Le jeune garçon a reçu son dia-
gnostic de leucémie en septembre.
Le couperet est tombé en début de
semaine dernière, ajoute-t-elle. Le
type de cancer qui le ronge est d’un
type aigu qui touche normalement
les adultes et qui évolue extrême-
ment rapidement chez un enfant.
Comme le système d’un enfant se
régénère rapidement, c’est aussi le
cas des cellules cancéreuses, ex-
plique M
me
 Ste-Marie. Il a été trans-
féré à l’Hôpital de Montréal pour
enfants en septembreet n’en est
pas ressorti.
Il devait subir un traitement ex-
périmental consistant à avoir de la
chimiothérapie tous les jours pen-
dant dix jours. « Il n’a pas pu recevoir
le dixième traitement parce que sa
fièvre était trop forte. Ils ont cherché
pendant plusieurs semaines ce qui
causait la fièvre. Ç’a été des semai-
nes très éprouvantes. »
Finalement, ils ont pu lui faire
une ponction lombaire, ce qui a per-
mis de découvrir ce que la famille
de Jean-Gilles redoutait.
Greffe de mœlle osseuse
nécessaire
Depuis le 16 octobre, M
me
 Ste-
Marie a créé une page Facebook
pour permettre à la communauté de
soutenir le jeune acteur, mannequin,
danseur et chanteur. En trois jours, elle
a rejoint plus de 2500 personnes.
Elle-même maman, Geneviève
Ste-Marie invite les gens à s’informer
sur le don demœlle osseuse avant de
demander la trousse àHéma-Québec.
Dans le cas médiatisé deMai Duong,
elle aussi en attente d’une greffe,
Héma-Québec a reçu 7000 deman-
des de trousses alors qu’en temps
normal, l’organisme n’en reçoit
que 2500 par année. Or, seulement
30%des trousses ont été retournées
avec l’échantillon de salive. «Quand
les gens voient ce que ça engage com-
me processus de devenir donneur, il
y en a qui reculent», dit-elle.
Il faut notamment savoir qu’un
don n’ira pas nécessairement à la per-
sonne que l’on veut. Lamœlle osseu-
se peut être envoyée outre-merpour
quelqu’un qui en a besoin pour sur-
vivre. Le donneur doit aussi traverser
tout unparcours pour finalement pas-
ser quelques jours en convalescence.
De l’appel d’Héma-Québec jusqu’au
don, ça peut prendre plusieursmois,
au mieux de 5 à 7 semaines. Seules
des personnes âgées de 18 à 35 ans
peuvent donner, puisque c’est à par-
tir de 35 ans que les cellules souches
commencent à décliner en qualité
et en nombre, explique-t-elle.
Il faut être altruiste, remarque
M
me
 Ste-Marie, « il ne faut pas pen-
ser qu’on va donner uniquement à
Jean-Gilles. »
Et il ne faut surtout pas qu’un
donneur se désiste une fois qu’Hé-
ma-Québec fait appel à lui. « Là où
ça devient extrêmement dramati-
que, c’est de trouver un donneur
potentiel pour quelqu’un qui est
dans le besoin et que le donneur
se désiste. »
Selon elle, il est donc impor-
tant d’être altruiste, renseigné et
convaincu. Un don de mœlle os-
seuse ou de cellules souches per-
mettrait au système immunitaire
de Jean-Gilles de se remettre suffi-
samment pour que les traitements
continuent.
Joie de vivre
Jean-Gilles Gadoury « est un petit
garçon qui met de l’énergie partout
où il est capable, décrit M
me
 Ste-
Marie. C’est un garçon qui s’impli-
que dans sa communauté. »
Et la communauté le lui rend
bien. Comme sa mère, Marie-Josée
Gadoury, a dû quitter son emploi
et passe le plus clair de son temps
à l’hôpital, son amie a déposé des
tirelires dans les commerces de
Bedford afin d’amasser des fonds
pour l’aider financièrement. « Il
nous est arrivé de trouver des billets
de 100$ dans les tirelires. Les gens
sont extrêmement généreux dans la
région», souligne-t-elle avec recon-
naissance. Les sous sont directement
versés dans le compte de la mère de
Jean-Gilles.
Et malgré les jours sombres, la
famille et les proches s’évertuent à
rendre la vie du jeune malade plus
positive. « Tout est organisé pour
que ce soit positif pour qu’il ait
toujours envie de se battre. Il sourit
beaucoup, il rit beaucoup. Sa joie
de vivre transperce le drame de la
maladie. »
Pourtant, ce n’est pas toujours
évident pour ceux qui l’entourent
de garder la tête hors de l’eau. «C’est
comme un tsunami. C’est vécu très
difficilement pour tout le monde,
mais il y a un déni. La victoire est
la seule option. »
Jean-Gilles Gadoury et ses proches demeurent positifs
« La victoire est la seule option »
Cynthia
Laflamme
L
e pire des scénarios est en train de se produire pour le jeune Jean-
Gilles Gadoury, 9 ans, de Bedford. Le traitement expérimental de
chimiothérapie pour éradiquer le cancer qui l’afflige n’a pas fonc-
tionné. Son dernier espoir est le don de cellules souches.
photo
archives
L
a
V
oix
de
l
’E
st
L’enfant aux multiples talents photographié en 2012, au moment où il tournait
notamment avec Martin Matte et les Denis Drolet.
photo
fournie
par
la
famille
Jean-Gilles Gadoury garde le sourire malgré la maladie.
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LA VOIX DE L’EST PLUS
- Mercredi 22 Octobre 2014
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