Le Plus - page 6

Au bout du l, Émilie ne don-
ne aucun signe de fatigue malgré
l’heure tardive (pour elle) à laquelle
l’entrevue est plani ée et, surtout,
aucun indice sur sa localisation. Tout
ce que la représentante de l’hebdo
Le Plus
sait, c’est que 15heures de
décalage nous séparent. On soup-
çonne que les aventuriers de
Vol 920
se trouvent alors dans le coin de la
Russie ou de l’Indonésie, eux qui
ont trois semaines d’avance sur la
diffusion de l’émission...
Chose certaine, peu importe où
elle se trouve au l de cette course
folle autour du monde, Émilie pro-
te pleinement du moment présent.
Voir du pays, s’imprégner des goûts
et des odeurs des lieux visités et re-
lever un dé personnel, voilà ce qui
a motivé la blonde de 33 ans à tenter
sa chance à
Vol 920
.
Partie de Saint-Alphonse le 21
août dernier, Émilie a depuis mis
le pied à Maun au Botswana, à
Hippach en Autriche, dans la ré-
gion historique de Cappadoce en
Turquie, à Bhaktapur au Népal, et
à Zhushan à Taïwan. Son coup de
cœur jusqu’à maintenant, c’est le
Népal. « Pour la culture, le côté spi-
rituel et les paysages, raconte-t-elle.
C’est là où j’ai le plus creusé au
fond de moi-même. J’y suis sortie
de ma zone de confort, mais je me
sentais bien. Il y a là-bas une cer-
taine quiétude. »
« Dans l’ensemble, c’est assez
intense ! , ne cache pas celle qui a
grandi sur une ferme. En passant
seulement une semaine à chaque
destination, on n’a pas vraiment le
temps d’approfondir. Ça nous donne
une idée de la
vibe
. Ça éveille des
coups de cœur. Moi, ça m’a donné
le goût de repartir. Seule. »
Car le dé , au-delà d’escalader
une paroi rocheuse en Autriche ou
de porter des sacs de riz au Népal
dans le but de remporter son billet
pour la prochaine destination c’est,
pour Émilie, de gérer les relations
interpersonnelles. « Je réussis à
tourner ma langue sept fois avant
de parler, dit celle qui a travaillé
11 ans dans la supervision de per-
sonnel pour une grosse compagnie.
J’arrive à lâcher prise sur ce qui ne
me concerne pas. J’ai 33 ans, j’ai
donc un bon bagage d’expériences.
Je ne l’ai pas toujours eu facile, alors
je pense avoir une sagesse, une cer-
taine façon de penser. Je reste aussi
toujours très honnête et j’assume
tout ce que je dis. »
« Quand je parle, on m’écoute,
poursuit-elle. Je dis les choses telles
qu’elles sont, dans le visage. C’est
peut-être à cause de ça, mais per-
sonne n’ose m’affronter ! Je ne suis
pas différente de ce que je suis dans
la vraie vie. »
Dans sa grande honnêteté,
Émilie avoue d’ailleurs ne pas
participer à cette nouvelle télé-
réalité pour se faire un amoureux
à tout prix. « Rencontrer l’amour,
ce n’était pas l’objectif numéro un,
dit-elle. Mais je ne suis pas fermée
à l’idée. Si ça se présente, peut-être.
Pourquoi pas ? »
Adepte de la philosophie de la
synchronicité, celle « d’être au bon
endroit, au bon moment », Émilie
dit pro ter de chaque instant sans
se soucier du lendemain, voire de
l’heure qui suit. Elle aborde l’aven-
ture avec sérénité. « Je ne suis pas
quelqu’un qui stresse, explique-
t-elle. Je pense zéro stratégie et je
cherche zéro à être au courant, par
exemple, des dé s à venir. Si j’ai
à quitter l’aventure, c’est que je
n’aurai plus rien à y apprendre. »
Vol 920 est diffusée sur les ondes
de TVA les dimanches soir à 20h30
et les lundis à 19 h. Dix garçons et
dix lles parcourent le globe (neuf
destinations) avec leur sac à dos.
Chaque semaine, seul, en groupe ou
en couple, les globe-trotters doivent
remporter leur billet d’embarque-
ment pour la prochaine destination
en participant à diverses épreuves. Au
terme de la semaine, ceux qui n’ont
pas de billet en poche doivent revenir
au Québec.
ÉMILIE DE
VOL 920
La voyageuse zen
PHOTO
FOURNIE
Émilie L’Heureux, de Saint-Alphonse, fait partie des 20 candidats de l’émission
Vol
920
diffusée à TVA. À ce jour, elle a découvert cinq destinations sur une possibilité
de neuf.
Isabelle
Gaboriault
A
vant de s’envoler pour la République du Botswana, un pays de
l’Afrique australe, en compagnie des 19 autres participants de
l’émission
Vol 920
, Émilie L’Heureux, de Saint-Alphonse, reve-
nait tout juste d’Espagne. Une fois l’aventure terminée, elle entend
repartir aussitôt. Toucher le bout du monde lui a donné une envie :
recommencer.
«Je suis tellement content pour
elle, lanceRéjean L’Heureux rencon-
tré sur sa ferme, à Saint-Alphonse.
Ce n’est pas donné à tout le monde
de vivre une telle expérience. Émilie
aime voyager et là, elle est gâtée en
tabarouette! Ellenepeut pas êtreplus
gâtée que ça.»
«C’est le rêve d’une vie, poursuit
Jeannine, la mère de la globe-trot-
teuse. Émilie aime l’aventure. Elle est
à sa place. Et elle gagne toujours son
billet à la première ou à la deuxième
épreuve. » Tous sauront toutefois
dimanche prochain si Émilie pour-
suivra l’aventure après Taïwan, elle
qui n’a pas obtenu son billet dans
l’émission demardi dernier...
Que ce soit son père, sa mère,
son frère, sa belle-sœur ou ses
deux sœurs, tous sont unanimes: la
Émilie de
Vol 920
est la même qu’à
la maison. «C’est notre sœur, lance
Véronique. Une grande humaniste.
Je la reconnais. Il n’y a rien de
pho-
toshopé
. C’est vraiment elle. Elle avait
besoin de ce dépaysement total, de
sortir de sa zone de confort.»
«Elle est correcte avec tout le
monde, ajoute son frère, Simon. Elle
ne joue pas de
game
. Tune peux pas
avoir plus naturelle. Et elle enpro te
parce qu’elle sait qu’une expérience
du genre, ça ne repassera jamais.»
Quand la famille repense aux dé-
s qu’à relevés Émilie jusqu’àmain-
tenant, tous croient que le fait d’avoir
grandi sur une ferme l’aide à faire son
chemin vers le grand prix: un Jeep
Cherokeeet unmilliondepointsRBC.
«Émilie est très travaillante, raconte sa
mère. Quandon l’a vue aller chercher
de l’eau à la rivière (en Afrique) avec
des bidons de 18 litres, on se disait
qu’elle se trouvait en pays connu,
parce qu’ici, elle a souvent charrié
des chaudières d’eau d’érable! Elle
a toujours travaillé très fort. Elle fait
preuve de détermination.»
À l’écran comme dans la vie
D
epuis cinq semaines, la famille L’Heureux passe une partie de
ses dimanches et de ses lundis soir devant la télévision. Émilie,
l’aînée de la famille, tente de boucler son tour du monde, alors
qu’elle fait partie des 20 participants à l’émission
Vol 920
. Deux
fois par semaine, ils « écoutent Émilie ».
Isabelle Gaboriault
« C’est le rêve d’une vie, considère
Jeannine, la mère de la globe-trotteuse.
Émilie aime l’aventure. Elle est à sa
place. »
PHOTOS
J
ANICK
M
AROIS
Réjean L’Heureux dit être er de voir sa
lle aînée vivre un rêve par l’entremise
de l’émission
Vol 920.
P6
LA VOIX DE L’EST PLUS
- MERCREDI 22 OCTOBRE 2014
RABAIS de
300
$
à l’AchAt d’une
unIté muRAle
toShIBA-cARRIeR
du 1
er
septembre au 15 novembre 2014 - détails en magasin*
RABAIS JuSQu’à
1450
$*
SuR SYStÈme
centRAl cARRIeR
3586337
1,2,3,4,5 7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,...28
Powered by FlippingBook