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ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Pour la première fois à Granby,

le comité Stop Pauvreté lié au

Groupeactions solutionspauvreté

(GASP) et de nombreux groupes

communautaires ont souligné la

Journée mondiale de la justice

sociale qui avait lieu partout dans

le monde le vendredi

février.

Ensemble, ils ont appuyé la cam-

pagne

Pour une société juste

, du

Collectif pour un Québec sans

pauvreté en invitant les gens à

signer la déclaration au www.

pourunesocietejuste.ca

Malgré l’adoption de la

Loi visant

à lutter contre la pauvreté et l’ex-

clusion sociale

adoptée en 2002,

l’appauvrissement de la classe

moyenne et des moins bien nantis

ne cesse d’augmenter. Les nom-

breuses coupes faites actuelle-

ment par le gouvernement laissent

croire aux organismes communau-

taires que la situation ne fera que

s’aggraver.

« La tendance actuelle visant

l’amoindrissement de la taille de

l’État aura un impact direct sur la

population, regrette Nicolas Lup-

pens, coordonnateur auGASP. Cela

fera accroître le nombre de besoins

d’aide, mais de l’autre côté, il y a

une diminution des services à la

collectivité et aux personnes vivant

des difficultés. »

La propension du gouvernement

à favoriser le concept d’utilisa-

teurs-payeurs, et cela peu importe

le revenu des foyers, fait aussi en

sorte que les personnes moins

favorisées en paient le prix. «Avec

des revenus moyens de 4000 $ de

moins que dans l’ensemble de

la Montérégie, les ménages de

Granby auront plus de difficultés

à essuyer des augmentations de

tarifs », déplore M. Luppens.

La preuve que la classe moyenne

écope de plus en plus, à Granby,

les travailleurs sont plus nombreux

à cogner aux portes des organis-

mes communautaires. D’ailleurs,

ceux qui œuvrent au niveau de l’iti-

nérance ou de l’aide alimentaire

remarquent une augmentation

des demandes depuis les dernières

années. Le Partage Notre-Dame a

connu une augmentation de sa

clientèle de 15% entre l’automne

2013 et mars 2014. SOS Dépanna-

ge a vu les demandes d’aide alimen-

taire faire un bond de 50% depuis

trois ans. Même scénario au Pas-

sant où les demandes d’admission

ont doublé en seulement deux ans.

«Ces chiffres sont alarmants, note

Nicolas Luppens. On parle ici d’aug-

mentations très importantes. »

Des statistiques qui ont fait bon-

dir le député de Granby, François

Bonnardel.

« Je suis triste de t’entendre, a-t-

il lancé à M. Luppens qui venait

d’énumérer tous ces chiffres. Je ne

suis pas content. Ça fait huit ans

que je suis à l’Assemblée nationale,

et jamais je n’aurais cru que nous

serions rendus là un jour. Je sou-

tiens les organismes communau-

taires depuis huit ans, et je vous dis

qu’on ne vous touchera pas d’un

sou, sinon, ils vont me voir sur leur

chemin à Québec ! »

En plus de demander un rehaus-

sement de leur financement, les

organismes communautaires de

divers milieux estiment que pour

en arriver à une société plus juste

en Haute-Yamaska, il faudrait dou-

bler l’offre de logements sociaux,

augmenter le salaire minimum

et les prestations d’aide sociale et

réduire les critères d’admissibilité

à cette dernière.

À l’échelle nationale, ils somment

le gouvernement de respecter ses

engagements à combattre la pau-

vreté et de mettre en place des

mesures cohérentes avec ceux-ci.

« Pour le GASP, poursuit Nicolas

Luppens, une société plus juste

doit aussi inévitablement passer

par une augmentation considé-

rable des moyens du futur

Plan

d’action gouvernementale pour

la solidarité et l’inclusion sociale

,

celui de 2010-2015 tirant à sa fin. »

POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS JUSTE

Le GASP appelle à la cohérence

Nicolas Luppens, coordonnateur duGASP, JulieBourdon-Richard, directrice des Cuisines collectives de laMontérégie,

et SylvainDupont, directeur général de laCorporationdedéveloppement communautairede laHaute-Yamaska.

PHOTO

JANICKMAROIS

COLLABORATION SPÉCIALE

CHRONIQUE

France Arbour

redaction@hebdoleplus.qc.ca

France et

son français

Pourquoi deux «tu» ?

Veux-tudes nananes? ou encore Tu veux des nananes?

On entend souvent: Tu veux-tu venir avecmoi auparc?

Êtes-vous des utilisateurs du «tu veux-tu» ouavez-vous déjà entendu «vou-

lez-vous tu» ?

Souriez, vous enavez ledroit!Mais souvenez-vous que ce genredequestion

peut aussi faire sourire celui qui écoute.

Bon, je ne traînerai pas sur ce sujet plus longtemps.

Voyonsmaintenant nananes.

Quand j’étais petite, il y a des années, jeune et monitrice, je faisais chanter:

Temps en temps, dunanane, dunanane, temps en temps, dunanane c’est bon!

C’est certain, les sucreriespeuvent consoler et font plaisir aupalais. Unnana-

ne pouvait aussi, à l’occasion, avoir une connotation sexuelle.

Maisnenouségaronspasdans lesméandresdusous-entendu. Car le«nana-

ne» est un dérivé d’unmot français «nanan», considéré aujourd’hui comme

vieillot. On le trouvait surtout dans la bouche des enfants et avait le sens, au

figuré, de bonne chose. À quelle occasion ou à quel moment a-t-on eu l’idée

de faire sonner le «n» final? Un linguiste propose que la résonance finale est

arrivée auQuébec vers 1640. Donc, même avant la fondationdeMontréal!

On amême inventé «l’enfant de nanane». Continuez à sucer vos «papar-

manes» de toutes les couleurs, même rose nanane! Il y amême, croyez-moi,

des «nénanes». Oui, notre langue est imagée, sympathique, colorée et tout ce

que vous voulez!

Bomme, robineux, trimpe, etc.

Cesmots, denotre inventairequébécois, sont nés demots anglais. Les Fran-

çais ont leurs clochards, leurs SDF (sans domicile fixe). Quant à nous, nous

avons créé le robineux, qui est celui qui consomme l’alcool sous toutes ses

formes. Il est dérivéde

rubbing alcohol

, car nos clochards achetaient l’alcool à

frictionpour étancher leur soif.

Le «bomme»qui traînedans les rues auhasardest aussi venude

bum

(parti

de l’allemand vers l’anglais). Quant au «trimpe» venude

tramp

, il est donné à

un souillon, un traîneux de savate, un sans-abri.

Tous ces mots sont péjoratifs. Avant de les lancer dans l’espace envers ces

gens, retenez vos insultes et considérez votrechanced’êtrebiennantisou favo-

risés par le destin.

Nous ne sommes pas «enfant denanane», robineux, bommeou trimpepar

choix, j’ose espérer, joualvert!

À la prochaine!

Tu veux-tu des nananes?

P

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