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ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Dans cette ère où la compétition

est féroce, et ce, dans tous les do-

maines,PascalPlamondon,lui,rêve

d’yêtreconfronté. Chaqueannée,

il ouvre son atelier aux néophytes

pour leur dévoiler ses secrets

faits de bois, de métal et de feu.

Malgré tout, la concurrence tarde

à se manifester et il demeure un

des rares au Québec à pratiquer

ce qui est considéré comme «un

vieuxmétier». Pascal Plamondon

est tonnelier.

«Quand je donne des formations,

je ne garde aucun truc pour moi,

insiste l’ébéniste de formation.

J’aimerais avoir de la concurrence.

C’est bon d’en avoir. Sans compé-

tition, les clients ne peuvent pas

comparer. Aussi, ça crée un intérêt

et il se vend plus de tonneaux. Mais

ça prend de la passion. Et c’est dur

physiquement la tonnellerie. Aussi,

on travaille dans le bruit, avec le feu

et la boucane. Et ça prend souvent

autre chose en parallèle... »

Malgré tout, Pascal Plamon-

don ne changerait de métier avec

personne. Dans son atelier perdu

dans les vastes prairies de Shefford,

il est dans sa bulle. Seul, il coupe,

débite, plane et taille son bois pour

en faire des planches, nommées

des douelles, qui donneront for-

me à des barriques destinées au

vieillissement du vin, du vinaigre,

de la bière forte et du whisky. Des

tonneaux étreints de cerceaux de

métal qu’il façonne également à la

main sur son enclume. Chaque bar-

rique contient environ 25 douelles

qui adoptent une forme arrondie,

« la shape bordelaise tradition-

nelle », explique le tonnelier, grâce

« à la chauffe ». Un feu est inséré

dans chaque tonneau en fabrica-

tion pour ramollir la fibre du bois

et permettre ensuite son «pliage ».

L’intensité du feu qui brûle dans un

tonneau jouera sur la densité des

vins ou des whiskys qui y vieilli-

ront, explique Pascal. « Plus une

barrique est brûlée, plus elle servi-

ra à la production de whisky, dit-il.

C’est ce qui donne le goût de bou-

cane, de fumée, de tourbe. À l’ori-

gine, le whisky est blanc. C’est le fut

de chêne, justement, qui lui donne

sa couleur ambrée. Sa couleur vient

des tannins du bois. »

DE LAVIGNEAUTONNEAU

C’est un intérêt tardif pour le

vin qui a poussé l’ébéniste vers

la conception de tonneaux. « Les

premiers que j’ai fabriqués devai-

ent ser vir à mon propre vin,

raconte le Césarois d’origine. En

2004, j’ai planté 250 plants de

vigne sur mon terrain. »

Une passion soudaine qui, même

si elle a été de courte durée, lui aura

permis de se familiariser avec le

métier de vigneron. « J’ai trouvé ça

cool

! Ce n’est pas un métier facile

à pratiquer au Québec, concède-t-

il. Vivre de ça, ce n’est pas évident.

C’est beaucoup de travail. »

Vendre des barriques aux vigne-

rons déjà établis n’est pas une

mince affaire, fait-il également

remarquer. Aujourd’hui, des vigno-

bles comme La Bauge, de Brigham

et Gagliano, de Dunham, font tou-

tefois confiance à la petite tonnel-

lerie artisanale. Des pourparlers

sont également en cours avec la

Distillerie Cirka, qui prévoit se lan-

cer dans la production de whisky.

Soucieuse d’utiliser des barriques

100 % québécoises, elle pourrait

faire appel à Pascal Plamondon

Tonnellerie.

Une autre passion qui se cache

derrière les tonneaux de chêne

fabriqués à Shefford est celle de

l’eau. Rendre le bois étanche a tou-

jours fasciné l’ébéniste. «Par exem-

ple, la coque en bois d’un bateau,

ça m’a toujours fait triper, lance-t-

il. Un beau voilier suédois en bois

avec une coque en acajoum’attend

chez un monsieur. Un vrai bijou. »

« Je suis un artisan, un tripeux

et j’aime développer de nouvel-

les choses, dit-il. J’aime mettre la

main à la pâte. »

Pour plus d’information sur la

tonnellerie Pascal Plamondon,

il est possible de le joindre par

courriel à plamondontonnellerie@

videotron.ca

.

Le feu sacré d’un tonnelier

Pascal Plamondon pratique un vieuxmétier, la tonnellerie.

PHOTOSJANICKMAROIS

Ici, une cuve pour la production de

vinaigre.

Un petit tonneau souvent utilisé

par les particuliers qui se lancent

dans la production de vinmaison.

P

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