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À cause du petit singe fugueur

qu’il ramenait un jour d’un de ses

nombreux voyages outre-mer,

un couple de jeunes mariés a vu

tout le contenu de son trousseau

s’envoler par le hublot du paque-

bot qui les ramenait au pays. Sur

le quai du chalet familial au lac

Memphrémagog, il aimait faire

faire des exercices physiques à

ses invités. Et quand il en avait

l’occasion, il s’improvisait magi-

cien en faisant disparaître des

objets. Cet homme exception-

nel qui a su garder son cœur

d’enfant, c’est Horace Boivin, le

maire qui a fait rayonner Granby

de

à

.

Quelques jours avant la tenue

du Café historique organisé

par France Arbour au Foyer du

Palace le dimanche 22 novem-

bre à 14 h et intitulé

Vie et œuvre

d’Horace Boivin

, Diane Boivin,

la fille aînée du couple formé de

M. Boivin et de Frances Berge-

ron, a accepté de plonger dans

ses souvenirs d’enfance. Avec

quelques-uns de ses frères et

sœurs — ils sont 11 enfants —,

elle sera d’ailleurs présente à la

conférence en hommage à son

père, sans doute le plus grand

ambassadeur de Granby.

« Nous sommes honorés et tou-

chés par l’initiative de France

Arbour, car il n’y a pas d’anniver-

saire spécifique cette année »,

souligne Diane Boivin en rap-

pelant qu’enfants, elle et ses

sœurs jouaient souvent avec les

trois sœurs Arbour, alors leurs

voisines.

« Moi, j’étais petite, mais j’ad-

mirais France ! , dit-elle. Elle

avait du caractère. C’est une

personne assez exceptionnelle. »

Difficile alors de refuser son

invitation. Surtout quand le

sujet principal est son propre

père. « Notre père a voyagé par-

tout, il avait un très grand esprit

d’aventure, raconte M

me

Boivin.

Il n’a toutefois jamais voyagé

aux frais de la Ville. À l’époque,

il n’avait même pas de salaire de

maire. Le jour où il a touché un

salaire, il l’a redonné à la Ville. »

Diane Boivin se souvient des

dimanches en famille au chalet.

« Dans la maison, mon père ne

levait pas le petit doigt, pour-

suit-elle en riant. Que veux-tu,

c’était comme ça dans le temps !

Mais au chalet — les dimanches

étaient consacrés à la famille et

c’était sacré pour lui —, il s’occu-

pait du BBQ ! »

Une f o i s par année, Hora -

ce Bo i v i n conv i a i t t ous l e s

employés municipaux à une

grande fête familiale à Magog.

« On parle de party de 50 à 60

personnes, indique Diane Boi-

vin. Toute la journée, il leur fai-

sait faire des tours de yacht. Il

avait une personnalité spéciale.

Un homme très volontaire et

très, très, très généreux. »

Horace Boivin était épris de sa

ville et de ses citoyens, poursuit

sa fille. Un homme positif qui

ne voyait que du bon dans tout.

« Pour lui, le soleil allait toujours

se pointer », illustre-t-elle. « Je ne

l’ai jamais entendu parler en mal

de quelqu’un ou de quoi que ce

soit. Jamais de commentaires

déplacés ou de sacres. »

Le père de 11 enfants savait

toutefois se faire respecter de

ses cinq filles et six garçons.

« Il ne levait pas la voix, mais

ses yeux parlaient et vite on se

replaçait ! , lance-t-elle. Il avait

une culture militaire. Il fallait

marcher au pas !»

Avec lui, les enfants ont suivi les

joutes de baseball et de hockey

à Granby, les spectacles des Jeu-

nesses musicales et de la Mané-

canterie de Granby et, bien sûr,

l’évolution du Zoo, qu’il a fondé,

étant amoureux fou des animaux.

Vie et œuvre d’Horace Boi-

vin

sera présentée par France

Arbour et Johanne Rochon,

directrice générale de la Société

d’histoire de la Haute-Yamaska,

et par l’ancien directeur, Richard

Racine. De nombreux docu-

ments légués par la famille Boi-

vin seront utilisés, tout comme

des documents d’archives et le

fruit des recherches de l’his-

torien Mario Gendron. Le film

Monsieur le Maire

, réalisé par

l’ONF, sera aussi diffusé.

Information et billetter ie :

www.palacedegranby.com

ou

450-375-2262.

La famille Boivin. —

PHOTOS FOURNIES PAR DIANE BOIVIN

Horace Boivin, qui avait déjà enseigné l’éducation physique, faisait faire des exercices à ses invités sur le bord de l’eau à son chalet.

CAFÉ HISTORIQUE SUR HORACE BOIVIN

Unmaire hors

de l’ordinaire

ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

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