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ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Obligéeau repos à la suitedepro-

blèmes de santé, France Arbour

se fera parler d’amour à l’aube

de la Saint-Valentin. Trois de ses

grands amis se préparent à pré-

senterunrecueil detextesdans le

cadreduCafé théâtral

Nous vous

parlons encore d’amour.

Le trio formé de Jo-Ann Quérel,

Diane St-Jacques et Gilles Mar-

solais présentera divers textes

écrits sur le thème de l’amour le

dimanche 7 février, à 14 h, dans

le Foyer Yves-Gagnon du Palace.

« Nous avons dit à France que

nous allions lui parler d’amour

pour sa convalescence ! , souli-

gne Jo-Ann Quérel. On veut lui

montrer comment on l’aime. »

Un e g r a nd e d é c l a r a t i o n

d’amour à laquelle toute la

population est bien sûr invitée.

Les textes présentés couvriront

les époques du Moyen-Âge

à aujourd’hui. On parle alors

de bouts de pièces de théâtre,

de paroles de chansons et de

poésie. « Une panoplie de tex-

tes pondus à travers les âges,

poursuit la comédienne, qui

enseigne le théâtre au cégep de

Saint-Hyacinthe. Certains drô-

les, d’autres plus sérieux. Quel-

ques-uns plus coquins ! »

Les billets sont présente-

ment en vente à la billetterie du

Palace.

ENTRE

LES LIGNES

I s a b e l l e G a b o r i a u l t

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca entendu@hebdoleplus.qc.ca

--

Une femme exaspérée de toujours

passer derrière sonmari et ses fils. --

--

«

Si un jour jeme réincarne,

ce sera en homme.

»

Tous les jours de la semaine, Julie marche pour se rendre à l’école.

Comme ses grands-parents dans le temps, la prof se tape les 5 km qui

séparent sa maison de son lieu de travail. Soir et matin.

Une espèce d’Émilie Bordeleau... avec une doudoune bleue sur le

dos !

Mais contrairement à ses ancêtres, elle use ses souliers par choix.

Une résolution prise après avoir passé 25 jours au grand air

coloradorien à affronter les rapides dans les entrailles du Grand

Canyon.

Ses filles font pareil. Elles ont 12 et 14 ans.

Beaux petits modèles sportifs, non ?

Sans le savoir, ce trio m’a donné le coup de pied au cul qui me

manquait pour insérer la marche à pied dans mon horaire.

On s’en trouves-tu des raisons pour ne pas faire certaines activités

physiques : mal ici, mal là. Je pense avoir besoin de l’auto. Il pleut. Mes

cheveux ! Il neige. Fait trop froid. Il vente. Fait trop chaud ! Je vais être

en retard. J’ai pas l’goût. Trop fatiguée. C’est telllllement loin !

Et pourtant. Suffit de le planifier et de se lancer. Un pas à la fois.

Plusieurs suggèrent, quand c’est possible, de laisser la voiture à la

maison. Je l’ai fait souvent. Mais je demeure si peu loin du bureau que

je n’ai même pas le temps de m’essouffler entre les deux. Comme j’ai

l’impression de ne pas forcer, je prends l’auto. Une conclusion faible,

j’en conviens. Mieux vaut bouger un peu que pas du tout.

C’est que pour moi, efforts physiques riment avec ronds de sueur

sous les bras, cheveux mouillés et moiteur là où ça plie.

Si je dois changer de soutien-gorge après un sport, c’est signe que j’ai

donné une go à mon cardio.

Tout est relié au rendement de mes glandes sudoripares.

C’est donc après avoir jasé avec mon trio de marcheuses que j’ai

décidé que les lundis et mardis, comme je ne sors pas du bureau, j’al-

lais reconduire mes filles à l’école et y laisser mon char. Chaque jour,

je marche un total de près de quatre kilomètres, et ce, peu importe

l’humeur de Dame Nature. Le soir, je dois même affronter « la côte du

Mont », cette pente au dénivelé effrayant que je n’ai encore jamais osé

grimper à vélo.

Je m’habille en conséquence. Je traîne des vêtements de rechange et

j’écoute de la musique

random

d’une oreille en chemin.

Eh oui, je transpire !

Et pour être encore plus en nage lors de mes sorties, j’ai l’intention

d’appliquer les quatre règles de Mark Fenton, expert en marche, ancien

marcheur athlétique de compétition et co-auteur du livre

Pedometer

Walking

.

D’abord, je vais me prendre pour une ballerine en redressant mes

épaules, en regardant droit devant moi et en gardant mon menton à

l’horizontale. Je dois marcher en restant droite et gracieuse tout en

évitant de me péter la gueule en glissant sur un rond de glace noire.

Ensuite, je vais compter mes pas. Mes foulées, elles doivent être nom-

breuses et courtes. Pas facile à la longueur de jambe que j’ai, mais je dois

viser une cadence de 40 pas aux 20 secondes pour une marche santé,

45 pour unemarchemodérément aérobique et 50 pour unemarche rapide.

Aussi, je vais plier les bras. Fenton fait remarquer que les bras

bougent plus vite pliés. Une simple règle physique qu’il dit. Ainsi, ils ne

ralentissent pas notre cadence et font qu’on travaille plus fort.

Finalement, je vais « exercer une poussée consciente à chacun de mes

pas ». Une grande phrase ésotérique qui veut dire que je vais, à chacune

de mes foulées, penser montrer la semelle de mes bottes à la personne

qui me suit. (Jamais personne ne me suit, mais je vais faire comme si...)

Une petite fantaisie qui me permettra, semble-t-il, d’avoir des foulées plus

fortes et d’avancer plus vite. Ça va rouler !

Bref, si vous croisez une grande fille vêtue d’un tutu rose, l’air au-

dessus de ses affaires, qui marche comme avec un restant de tourista,

qui semble vouloir se battre tout en tentant d’arrêter la course du vent

avec ses talons, c’est moi !

Qui sait, ce sont peut-être mes premiers pas vers la course à pied...

Une habitude qui marche

Diane St-Jacques, Gilles Marsolais et Jo-Ann Quérel préparent un Café théâtral rempli d’amour. Du coup, ils

entendent faire un joli clin d’œil à leur grande amie France Arbour, présentement en convalescence.

PHOTO

JANICKMAROIS

Un bouquet d’amour

pour France Arbour

P

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