Table of Contents Table of Contents
Previous Page  3 / 24 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 3 / 24 Next Page
Page Background

MARIE ÈVEMARTEL

marie-eve.martel@lavoixdelest.ca

Le quatrième Bal Masqué de la

Maison soutien auxAidants aura

lieu le samedi mai prochain à La

Grillade. On espère ainsi amas-

ser les

qui serviront à

la mission de l’organisme, soit

de prévenir l’épuisement des

proches aidants en leur offrant

du répit.

Les trois premières moutures de

l’événement ont permis d’amas-

ser près de 55 000 $. Avec les

besoins grandissants et l’accès

aux soins qui diminue, la direc-

trice de l’organisme estime que

ces sommes sont de plus en plus

nécessaires pour faciliter l’ac-

cès à ses services et à maintenir

d’autres qui ne pourraient être

offerts autrement.

« Avec le remaniement du

réseau de la santé, on va tous

avoir à occuper ce rôle-là auprès

de quelqu’un qu’on aime », a

affirmé Gabrielle Champagne,

rappelant qu’environ 10 % de la

population québécoise est pro-

che aidante.

Certains le sont même sans le

savoir, a rappelé France Choiniè-

re, copropriétaire de Carstar Arse-

nault —Carosserie et vitres d’auto.

Celle-ci s’est dite enthousiasmée

par la présidence d’honneur —un

mandat qu’elle a accepté par «un

élan du cœur » —mais s’est aussi

montrée très émue.

Et pour cause. La présiden-

te d’honneur est depuis tout

récemment confrontée à la situa-

tion, deux femmes de qui elle est

très proches étant devenues des

proches aidantes. «Ma meilleu-

re amie et ma belle-sœur sont

touchées, a-t-elle confié après

la conférence de presse. Je sens

l’épuisement les gagner et je vou-

drais tellement les aider. »

Cet épuisement est insidieux, a

soutenu M

me

Choinière dans son

discours. «C’est un fardeau autant

physique que moral et son impact

est véritablement tangible, a-t-elle

ajouté. Les aidants se sentent cou-

pables de bien des choses, même

d’être en santé. Je veux sensibiliser

bon nombre de gens à cette réali-

té-là. On ne réalise pas vraiment

ce que ça implique, comment ça

se traduit dans le quotidien, tant

qu’on n’y est pas confrontés. »

PLEIN LA VUE

Un souper gastronomique suivra

le coquetel d’accueil, où seront ser-

vismousseux et bouchées le 7mai.

Plusieurs prestations promet-

tent également d’en mettre plein

la vue aux convives: une ambiance

musicale signée Vanessa Borduas

et son groupe Purple, des numéros

de danse concoctés par l’École de

danse Hélène Gagné et un tour de

haute voltige signé par l’aérialiste

Monik Ménard. Une séance de

photographie avec Julie Robillard

est aussi prévue pour les invités.

Les billets sont en vente au coût

de 125 $ l’unité, avec reçu d’im-

pôt. Il est aussi possible de réser-

ver une table de huit places pour

1000 $.

MAISON SOUTIEN AUX AIDANTS

Au bal masqué pour

la bonne cause

France Choinière, présidente d’honneur — un mandat qu’elle a accepté par «un élan du cœur» — et Gabrielle

Champagne, directrice de la Maison soutien aux Aidants. —

PHOTO JANICKMAROIS

Normalement, les lundis soir, je me couche pas longtemps après m’être

dilaté la rate, les pieds sur le pouf, devant

Les recettes pompettes

.

Mais cette semaine, j’ai fait une entorse à ma routine et j’ai accepté une

invitation au Casino de Montréal.

Oui, au Casino un lundi soir. Mais pas pour jouer.

J’étais invitée à assister aux demi-finales du tournoi Aisudan,

La ceinture

noire en sports de combat,

présentées au Cabaret du Casino.

Parfois, les sujets que je traite dans

Le Plus

me font rencontrer des gens

avec qui ça clique. Ce qui m’amène à découvrir plein de choses différen-

tes et à vivre toutes sortes d’expériences intéressantes.

Il y a un mois, je vous parlais d’Alain Veilleux, que j’ai affectueusement

surnommé le « karatéka-chantant ». Alain gère son école de karaté Kyo-

kushin à Cowansville et, grâce à une succession d’événements et de

rencontres quasi magiques, il a vu un de ses élèves se tailler une place

jusqu’en demi-finales de ce tournoi unique. Ainsi, Marc Beaulieu parti-

cipe au tournage d’une téléréalité sur le kickboxing. C’est d’ailleurs Vic

Thériault, le frère du légendaire «Homme de glace » Jean-Yves Thériault,

qui est à l’origine du projet.

Bref, moi qui ne vois pas clairement la différence entre le kickboxing, le

taekwondo et la centaine d’autres arts martiaux qui existe (j’en découvre

un nouveau style chaque semaine), je me suis retrouvée à encourager un

jeune homme à en démolir un autre de ses mains.

Du coup, j’étais une Cowansvilloise. Une

fan

finie du karaté kyokushin-

kai. Une membre de la famille Beaulieu !

Entourée de plus de 80 personnes de la région de Brome-Missisquoi

liées par une ceinture jaune, brune, bleue ou noire à l’école d’Alain et de

la mère, du père, de la sœur, de la blonde et de l’ex de Marc Beaulieu —

qui, en passant, a plus la gueule d’un gars qui chante

Le Vieux du Bas-

du-Fleuve

dans une boîte à chansons qu’à un guerrier — je me suis fait

prendre au jeu.

De ma chaise d’où j’avais une vue en plongée sur le

ring,

j’esquivais les

coups de poing de Pat Arseneault, l’adversaire de Marc. Je laissais tomber

des «Ouch ! », des «Ouille ! » et des «Hiiiiii ! » quand

Marksman

(tireur

d’élite, son

nickname

) encaissait les coups.

Maudit que c’est long trois

rounds

de deux minutes quand tu regardes

quelqu’un de ta famille manger une volée. J’ai failli me remettre à me

ronger les ongles ! Je me disais que le cœur de sa mère, qui s’est fait écla-

ter les cordes vocales à force de crier sa vie à encourager son fils, devait

être sur le poing d’exploser.

«Non, je suis habituée, qu’elle m’a avoué calmement après le combat.

Et ce n’est pas moi qui se bat ! »

Une chance. Avec l’ardeur qu’elle mettait dans ses encouragements,

l’avoir laissée monter sur le

ring

, le Ti-Pat, surnommé

The Energizer Bun-

ny

par un des juges, n’aurait pas fait long feu.

Àma table se trouvaient aussi deux amatrices d’arts martiaux. Une kiné

toute menue, ceinture brune en karaté kyokushin, et une grand-maman

à la retraite, ceinture jaune, dont les voyages l’obligent à négliger ses

entraînements. La première disait avoir peur de blesser les autres lors

des combats. L’autre s’est décrite comme un «

bulldozer

» une fois dans

le

ring

. Deux femmes fortes fort sympathiques.

Ensemble, elles m’en ont appris beaucoup sur cet art qui leur permet de

garder la forme. Toutefois, elles n’ont pas su me répondre quand je leur

ai demandé d’où venait cette « tradition » de la belle blonde avec la robe

à l’orée du bonheur et talons aiguilles qui nous aide à compter jusqu’à

trois en tenant une ÉNOOORME pancarte au-dessus de sa tête à chaque

début de

round

. Faites le calcul : avec la présentation de neuf combats

de trois

rounds

chacun, la belle est passée 27 fois entre les câbles avec

ses pancartes que je soupçonne destinées aux aveugles. Le tout en gar-

dant l’équilibre sur ses talons de six pouces et en évitant que sa robe lui

remonte jusqu’au nombril. Un autre sport extrême.

J’ai bien aimé ma soirée, mais j’ai évité de me commettre quand ma

nouvelle amie kiné m’a saluée en me donnant rendez-vous dans le dojo

d’Alain.

Le karaté, le taekwondo, le kickboxing et porter des escarpins Louis

Vuitton, ce n’est pas pour moi.

Dans la vie, il faut savoir choisir ses combats.

Ceintures et talons hauts

ENTRE LES LIGNES

I s a b e l l e G a b o r i a u l t

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

P

MERCREDI

FÉVRIER

Le Plus