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Quand le diagnostic de cancer

du col de l’utérus est tombé en

2012, Sophia Lessard n’a pas choisi

le chemin qui mène vers un cen-

tre hospitalier. «Chaque fois que

tu entres à l’hôpital, tu ressors tou-

jours avec une nouvelle claque sur

la gueule, illustre-t-elle. Je me suis

donc dit : mon temple, je vais en

prendre soin. »

Divers voyages ont suivi auMexi-

que, en Californie, au Brésil et en

Amazonie dans le but d’y subir

des traitements, autant en méde-

cine traditionnelle qu’alternative.

« Je suis une grande aventurière,

dit-elle. J’allais tout simplement à

la rencontre de ce qui était là. Àma

rencontre. »

« J’étais à l’écoute de ce qui me

disait un gros OUI en dedans de

moi, poursuit-elle, rayonnante.

Le tout, toujours suivie par mon

oncologue qui observait mon évo-

lution. J’ai imposéma façon de tra-

vailler avec amour et respect. »

Pas question pour elle de se faire

dicter la marche à suivre. À son

retour de l’Amazonie, l’annonce

du décès de sa sœur aînée a toute-

fois changé sa façon d’aborder son

plan de guérison. «Nous sommes

trois filles, raconte-t-elle. Jeme suis

dit que ma petite sœur ne pou-

vait pas perdre ses deux sœurs. Je

suis donc entrée dans le parcours

chimio/radio. J’ai entrepris mes

traitements avec la même puis-

sance et la même détermination

que j’avais, et en ayant la certitude

d’avoir tout fait ce que je pouvais

faire (autrement) avant. »

C’est au cours de son processus

oncologique que Sophia Soleil a

pris toute sa place. Celle qui prend

la parole. Celle qui veut inspirer

les autres personnes malades. La

porteuse de flambeau. D’ailleurs,

de toute cette volonté de battan-

te sont nées les capsules Sophia

Soleil sur le web. Un lieu où elle

peut établir un contact particu-

lier avec ceux et celles qui vivent

la même aventure qu’elle. Sophia

offre aussi des conférences.

En mai dernier, le cancer est

réapparu et son développement

se faisait à vitesse grand V. Une

troisième série de traitements

lui a été proposée... pour repous-

ser l’inévitable de quelques mois.

Elle a décidé de la suivre. «On ne

sait pas ce qu’il y a en avant de

moi, mais je ne pense pas mourir

demain, soutient-elle avec un large

sourire. Je vais être conservatrice,

mais moi je me vois encore ici à

96, 97 ans. Et pendant que je vis,

je vis. Je ne sais pas si c’est de la

naïveté, mais au moins, ça m’aura

permis de croquer dans la vie à

pleines dents ! »

La preuve? En mai, Sophia s’en-

volera pour la Thaïlande. Après sui-

vront laFranceet laSuisse.Unprojet

d’émissionde téléest dans l’air et elle

entend écrire un livre. Entretemps,

les capsules se poursuivent et elle

demeure toujours disponible pour

les médias qui auront besoin de

faire appel à son expertise en tant

que sexologue. Auteure, elle a écrit

plusieurs livres, entre autres sur la

sexualité des enfants.

« La maladie est une aventure,

une opportunité remplie de remi-

ses en question et où tu donnes

un sens à ta vie », souligne-t-elle

avec sagesse et lucidité.

« Les gens ont besoin de modè-

les, reconnaît-elle. Moi, j’essaie

d’être le plus possible la lumière

qui m’incarne. Si je suis inspiran-

te, c’est juste un dommage collaté-

ral de ce que je suis ! » —

Isabelle

Gaboriault

Un parcours de guérison atypique

̽̽ Une soirée d’activités À la

résidence Villa Bonheur

Desmembres du club Lions deGranby et de jeunes élèves du programme

d’engagement communautaire de l’école secondaire l’Envolée deGranby

ont organisé une soirée de jeux récemment pour les résidents deVillaBon-

heur. Un parrainage grandement apprécié par les personnes qui habitent

la résidence de la rue Court. Sur la photo: Brittany Allard, une élève, Lion

Flavia Pozzebon, Lion Hélène Desnoyers, Lion Lucille Plante et Juliane

St-Louis, une autre élève.

n’exclut pas la possibilité de voir

ses journées Cœur à cœur faire

des petits ailleurs au Québec,

voire dans le monde. « Je souhaite

rejoindre les gens, tranche-t-elle.

Monmétier m’amène là-bas, alors

oui, ça serait génial ! »

Un événement est déjà en

train de prendre forme dans

les Laurentides. Comme de

nombreux voyages figurent à

l’horaire de la communicatrice

pour les prochains mois, les

chances qu’elle l’organise aus-

si en Belgique sont très gran-

des. « Ce n’est pas un congrès.

Ce n’est pas quelque chose de

froid, rappelle-t-elle. Les gens

n’auront pas à prendre la paro-

le non plus ! Ils n’auront qu’à se

laisser glisser dans la journée.

Ma place à moi n’est pas dans

l’intellectuel. Elle est ancrée

dans le cœur ! »

La journée Cœur à cœur aura

lieu le dimanche 28 février, de

8 h 30 à 17 h 30 au 348, rue Prin-

cipale à Saint-Alphonse (La Pyra-

mide). Tout est gratuit. Il suffit de

s’inscrire sur la page Facebook

de Sophia Lessard sexologue, par

courriel à

info@sophiasoleil.com

ou au 514-495-0840, poste 2.

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mercredi 24 février 2016

Le Plus

Semaine de relâche

du

29 février

au

4 mars

de

10h

à

16h

Également ouvert le 7 mars (journée pédagogique)

5005197