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COLLABORATION SPÉCIALE

CHRONIQUE

France Arbour

redaction@hebdoleplus.qc.ca

France et

son français

Ils nous arrivent de partout, mais au départ, la majorité venait des enva-

hisseurs latins et grecs.

Examinons quelques mots.

Prestidigitateur

Formé de l’adjectif « preste » (rapide) et du latin « digitus » (doigt), ce

terme est apparu en français au XIX

e

siècle et signifie «homme aux doigts

rapides ». En somme, il désigne un tour de passe-passe. Le prestidigita-

teur fait apparaître des objets avec une vitesse et une facilité surprenan-

tes, déconcertant le public.

Illusionniste

est apparu au dictionnaire en 1922. Il nomme un person-

nage qui crée une illusion par des moyens souvent truqués. Le mot est

un emprunt au latin « illusio » signifiant au XII

e

siècle (ironie, moquerie,

mirage). C’est, avant tout, une tromperie.

Le mot

magicien

est apparu au XIV

e

siècle pour désigner un enchanteur.

Il tire son origine du grec «mageia » se référant à la sorcellerie des mages

perses. Ce n’est qu’à partir du XVIII

e

siècle qu’on lui confère le sens figuré

de « personne qui accomplit des miracles au quotidien. »

Voyons maintenant des expressions.

Il est dans de beaux draps.

Quoi de plus agréable que de dormir dans de beaux draps propres !

Et pourtant, selon le sens donné, s’est se trouver dans une fâcheuse

position, dans laquelle, du reste, on s’y met souvent soi-même. Pour

bien comprendre cette formule, il faut déjà savoir que le mot « drap » ne

désignait pas autrefois uniquement un tissu recouvrant le lit, mais aussi

toutes sortes de vêtements. Il y avait cet habit blanc qu’on devait revêtir

à la messe pour expier une faute, notamment un adultère. L’expression

« être dans de beaux draps » renvoyait donc à l’idée de se faire pardon-

ner une faute grave…soit une situation bien peu enviable. La formule est

aussi une antithèse, à valeur ironique, à l’image d’une autre expression

« c’est du joli ».

On lave son linge sale en famille

serait née au XVIII

e

siècle d’une phrase

de Voltaire, tirée de sa correspondance. Parlant des poèmes du roi de

Prusse, Frédéric II, l’homme de lettres écrivait voilà le roi qui m’envoie

son linge sale à blanchir.

Elle serait devenue proverbiale sous la plume de Napoléon qui écrit

C’est en famille qu’on lave son linge sale.

Le souverain faisait allusion aux nombreux conflits qui l’opposaient à

ses frères et sœurs et qui devaient, selon lui, rester dans la sphère privée.

La formule invite à ne pas faire étalage de ses différents en public, mais

à les résoudre plutôt en comité restreint, uniquement en présence des

personnes concernées. À l’heure des règlements de compte par messages

électroniques interposés sur les réseaux sociaux, au vu et au su de tous,

elle est plus que jamais d’actualité…

Ces moments d’histoire de mots me font toujours plaisir et je suis heu-

reuse de les partager avec vous,

France Arbour

D’où viennent les mots?

CYNTHIA LAFLAMME

cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca

Unegrande fête se prépare pour

célébrer les ans de l’ensem-

ble vocal La Voix des vents de

l’école secondaire de la Haute-

Ville de Granby. Les élèves pré-

senteront leur spectacle de fin

d’année non seulement devant

parents et amis, mais aussi de-

vant des élèves du primaire.

Tout au long de l’année, La Voix

des vents se produit devant

de petits publics, mais l’année

culmine avec un grand concert.

Pour le quinzième anniversaire

du programme, la responsable,

Johanne Lussier, a voulu aller

plus loin. Pour l’occasion, la

chorale qu’elle dirige avec l’aide

de sa fille Émilie Janvier et de

son ancien élève Olivier Cha-

gnon se produira jusqu’à trois

reprises sur la scène du Palace

le 3 mai.

Les écoles primaires de la

région sont invitées à s’inscrire

pour assister au spectacle en

après-midi. Il pourrait y avoir

deux représentations selon la

demande. « C’est le

fun

pour les

ados d’avoir un public comme

les élèves du primaire parce

qu’ils viennent de là, ce sont des

écoles où ils sont allés. C’est très

valorisant pour eux. Il y a un lien

d’appartenance, c’est un bon

public et ça va nous permet-

tre d’adapter nos chansons en

fonction des enfants, explique

M

me

Lussier. On va faire une

heure de spectacle devant les

élèves du primaire et, le soir,

on va présenter un spectacle

complet (deux heures) devant

parents et amis. »

Le concert se tiendra sous le

thème du

Choc des générations

.

Des chansons adaptées aux

ados, des harmonies à tirer des

frissons, des chorégraphies, une

mise en scène et des costumes.

Il y aura de tout pour plaire.

«Mon but, c’est de montrer que

le chant choral n’est pas plate.

Que c’est accessible à tous »,

insiste M

me

Lussier.

DE TOUTES LES ÉPOQUES

Les jeunes chanteurs inter-

p r é t e r o n t d e s c h a n s o n s

d’aujourd’hui, comme des piè-

ces d’Ariane Moffat, de Marie-

Mai et de Céline Dion, mais

aussi des titres des années

1960 à 1990. S’ils ne sont pas

de la génération du classique

du cinéma québécois

La guer-

re des tuques

, ils ont connu le

remake

en film d’animation 3D

sorti l’an dernier. Un

medley

de cette réédition est d’ailleurs

proposé.

Celui-ci est particulièrement

apprécié de Maxim Labrie, élè-

ve de troisième secondaire. « Ce

que j’aime, c’est le fait d’être trois

voix ensemble, dit-elle. Nos har-

monies sont vraiment magnifi-

ques. J’étais vraiment contente

qu’on ait la chance de montrer

aux élèves du primaire c’est quoi

l’Option plus et j’espère que ça

va les inciter à venir chanter

avec nous et Johanne quand ils

seront rendus au secondaire. »

La jeune fille connaît bien les

bienfaits de ce genre de pro-

gramme, car elle y a acquis une

meilleure confiance en elle.

Michael Lussier, qui termine

cette année son secondaire, est

lui aussi enthousiaste à l’idée

de montrer aux plus jeunes le

résultat d’une année de travail.

Son expérience lui servira, lors

de la prochaine année scolaire,

alors que le ténor compte aller

en volet musique et chant au

Cégep.

Dans la classe de M

me

Lussier,

où chantent 23 filles et 3 gar-

çons, même des jeunes de pre-

mière secondaire se sont lancés

dans l’aventure. C’est le cas

de Justine Robitaille. « Je suis

venue voir le spectacle aux por-

tes ouvertes et j’ai trouvé qu’il

y avait une belle harmonie. J’ai

donc voulu en faire partie. Je

pense que je vais être pas mal à

l’aise à la fin de l’année ! »

Johanne Lussier garde toujours

en tête que « chanter, est bon

pour la santé ». Elle veut incul-

quer aux jeunes la confiance en

eux à travers le chant. Ce qui

semble bien fonctionner.

LA VOIX DES VENTS AU PALACE

En harmonie depuis

«

Ce que j’aime, c’est

le fait d’être trois voix

ensemble, dit-elle.

Nos harmonies sont

vraimentmagnifiques.

J’étais vraiment

contente qu’on ait la

chance demontrer

aux élèves du

primaire c’est quoi

l’Option plus.

»

—MaximLabrie, élève de troisième

secondaire

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