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Noël en Belgique

avec Philippe Payen

Pour Philippe Payen, le propriétaire des

restaurants C’est Belge, le mois de décembre

tout entier était synonyme de festivités

lorsqu’il était enfant puisque, avec sa famille,

il célébrait deux fois plutôt qu’une. Les

premières célébrations se déroulaient le 6

décembre avec l’arrivée de Saint Nicolas et

les deuxièmes, bien évidemment, avaient lieu

le 25 décembre à Noël.

L’homme, qui habitait la ville de Pommeroeul,

non loin de Mons, dans la région wallonne de

la Belgique, garde d’excellents souvenirs de

cette époque, en particulier de «son» Saint

Nicolas, pour qui il a toujours conservé une

a ection bien réelle.

« La Saint Nicolas, c’était la fête des enfants

tandis que Noël, c’était surtout pour les

grands. Encore aujourd’hui, je crois que ces

traditions perdurent», se remémore l’homme

arrivé au Québec en 1994, qui a accepté de

nous tracer un bref portrait de ce fameux

Saint Nicolas, dont la fête commémorative

est célébrée dans le nord de l’Europe.

Un air de famille

Véritable ancêtre du père Noël, Saint Nicolas

a réellement existé. Né à Patare, en Lycie

dans les années 270, c’était un évêque de

Myre, qui était reconnu comme le protecteur

des écoliers et, d’une manière générale, de

tous les enfants. Au l des siècles, dans la

culture populaire, l’évêque à barbe blanche,

vêtu d’une cape rouge, d’une tiare et crosse

à la main, s’est transformé pour devenir le

personnage jou u que l’on connaît sous le

nom de père Noël. En e et, la tradition du

père Noël semble prendre ses origines en

Europe du Nord. Ce serait les Hollandais venus

fonder la Nouvelle-Amsterdam (devenue

New York) au XVIIe siècle qui auraient

importé le

Sinter Klaas

, qui deviendra

Santa

Claus

. Sa transformation sera in uencée, en

1823, par la publication d’un poème écrit par

Clement Clarke Moore et par le dessin d’un

illustrateur du

Harper’s Weekly

, Thomas Nast,

qui le représenta vêtu d’un costume orné

de fourrure blanche et d’une large ceinture

noire Cette métamorphose sera o cialisée,

en partie, par l’illustrateur Haddon Sundblom,

qui imagina, pour la compagnie Coke, en 1931,

le père Noël tel qu’on le connaît.

Cartes de souhaits et bons voeux

Bien qu’aujourd’hui, en Belgique comme

ailleurs, le père Noël soit beaucoup plus connu

que Saint Nicolas, il n’en demeure pas moins

que le religieux est toujours très présent

dans la culture de l’Europe du Nord. Lorsqu’il

habitait Pommeroeul, Philippe Payen se

remémore que la fête du 6 décembre était

précédée par l’envoi, par les membres de

leur famille, de cartes de souhaits à tous

enfants. Et, «quand Saint Nicolas venait nous

visiter, dans la nuit du 5 au 6 décembre, il était

toujours accompagné du père Fouettard,

dont nous avions tous peur parce que ce

personnage était réputé pour avoir jadis

commis des crimes horribles à des enfants.

La légende veut d’ailleurs que Saint Nicolas

l’ait puni en lui demandant de l’accompagner

pour récompenser les enfants sages au cours

de cette fameuse nuit.

Du sucre, du lait… et une carotte

«Le soir, nous préparions donc une assiette

destinée à Saint Nicolas et à son âne. On y

mettait du sucre, un biscuit, du lait et une

carotte. Le matin, lorsqu’on se levait, on

véri ait si Saint Nicolas était passé par

la cheminée en examinant les restes du

goûter qu’on lui avait laissé. Pour ajouter au

mystère, je me souviens que ma grand-mère

verrouillait toutes les portes. Alors, dans ma

tête, j’étais persuadé qu’il n’avait eu qu’une

seule issue pour pénétrer à l’intérieur et

c’était bel et bien la cheminée. Une fois ces

éléments véri és, on découvrait les cadeaux

sous le foyer. Et, dans nos souliers, déposés

la veille, s’amoncelaient des friandises

telles que des clémentines, des oranges et

une brioche en forme de Jésus ou de Saint

Nicolas, typique de la Belgique, qu’on appelle

couque. Tous les enfants ensemble, on faisait

alors un goûter très festif. Bien sûr, ça s’était

le meilleur des scénarios parce que, à notre

plus grand malheur, il arrivait parfois que

le père Fouettard dépose du charbon dans

nos chaussures si nous n’avions pas été

assez sages. C’était terri ant, nous en avions

tellement peur», poursuit M. Payen.

La fête dans les écoles

La fête de Saint Nicolas se poursuivait toute

la journée, surtout dans les écoles, où les

enfants guettaient l’arrivée de l’évêque

venu les rencontrer sur son âne magique. La

plupart du temps, la tradition voulait qu’un

dé lé soit organisé par les élèves les plus

âgés qui nommaient un de leurs compagnons

«évêque» pour la journée. Accompagné du

père Fouettard, celui-ci se déplaçait dans les

rues et donnait des friandises aux enfants

en échange de quelques sous. En réalité,

c’était une façon ingénieuse pour ces grands

étudiants d’amasser de l’argent pour faire la

fête», nous con e en riant M. Payen.

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