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Le Plus

MERCREDI DÉCEMBRE

P

Une amie qui fait jouer de bons vieux hits dans une radio diffusée à tra-

vers la Montérégie a reçu le courriel d’un auditeur en début de semaine.

Le monsieur disait ne pas comprendre pourquoi elle n’allait pas travailler

dans une « grosse radio à Montréal ».

C’était sa façon à lui de manifester son admiration. De lui dire qu’il

appréciait sa voix. Qu’il aimait l’entendre.

Mais visiblement, dans son livre à lui, les grandes radios montréalaises,

c’est le summum. Le boutte du boutte, comme on dit. Pour lui, ceux qui

y ont un micro ont réussi dans’vie.

Diplomate, l’animatrice lui a répondu (en passant, on ne dit pas « elle

lui a répond », phrase trop souvent entendue, à tort, dans le domaine du

commerce de détail), qu’après avoir œuvré dans la métropole pendant

près de 20 ans, elle trouvait que les possibilités y étaient limitées.

«Dans le fond, la réussite familiale est beaucoup plus importante que

la réussite professionnelle », qu’il lui a donc lancé.

What ?

Pourquoi le fait de choisir de ne pas aller gagner sa vie à Montréal est

souvent perçu comme un manque d’ambition ?

Cette rengaine, je l’ai entendue trop souvent. Même de la bouche de

confrères journalistes qui priaient le p’tit Jésus le soir venu pour qu’un

« grand » quotidien prestigieux vienne les recruter. Comme si nous, les

autochtones qui souhaitons rester dans notre patelin pour travailler,

étions des tatas sans vision d’avenir.

«Où est-ce que j’ai laissé entendre que je n’avais pas l’impression d’avoir

réussi professionnellement ? , s’est demandé ma chum.

La réussite, c’est personnel et différent pour chacun, qu’elle considère.

Et avec raison.

Pour certains, réussir c’est de posséder un compte en banque bien garni.

Pécule parfois amassé au détriment de nombreux soupers en famille

les soirs de semaine. Pour d’autres, c’est de jouir d’une qualité de vie.

D’arriver à un équilibre entre la vie professionnelle, familiale, sociale et

sportive.

Prenez mon amie animatrice, par exemple. Après avoir travaillé dans

diverses stations, elle considère aujourd’hui être rentrée à la maison. Son

expression pour dire qu’elle est bien là où elle se trouve est qu’elle est

désormais « sur son X».

« La réussite prend tout son sens quand on est dessus ! », dit-elle.

Tellement.

Personnellement, je pense aussi être sur mon X.

Comme elle, j’aime monmétier et les défis qu’il met sur ma route. J’aime

les gens avec qui je le pratique au quotidien. J’aime mon horaire et la

flexibilité qu’il me permet. Oui, mon amie et moi aurions sans doute

un plus gros salaire à Mourial, mais pour ça, il faudrait qu’on se tape la

10 soirs et matins et tout le tralala que ça implique. Non merci !

Réussir dans la vie ne se résume pas à avoir sa grosse face sur des

panneaux en bordure de l’autoroute ou sur un derrière d’autobus.

Tout le monde sait ça.

Réussir dans la vie, c’est d’abord aimer ce qu’on fait, et ce, peu importe

ce qu’on fait et où on le fait. Le tout en pouvant, en parallèle, voir des

amis, s’asseoir le temps d’un casse-tête avec les enfants, prendre une

marche dans le bois, aller au cinéma, cuisiner, voyager en famille, faire

la grâce matinée, etc.

Bref, c’est d’atteindre l’équilibre.

Voilà ce qui rapproche du bonheur.

Être heureux dans la vie, dans ce qu’on fait et dans ce qu’on est, voilà la

plus belle des réussites.

En cette nouvelle année qui approche, c’est ce que je vous souhaite, chers

lecteurs, l’équilibre. Et la santé, car elle permet toutes les réalisations.

Trouvez votre X !

L’ABC du X

ENTRE

LES LIGNES

I s a b e l l e G a b o r i a u l t

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Prenez note que

l’hebdo

Le PLus

fait relâche

le mercredi

décembre.

Il sera de retour

le mercredi janvier.

du bien

grand-mère Maritza, pour sa

part, ne peut retenir quelques

larmes de joie face à cet élan de

générosité.

Une tranche de vie émouvante

dont les abonnés d’

À pleines

dents

sont des témoins privi-

légiés. « Ça fait du bien d’avoir

des capsules de bonheur. Ça

fait réfléchir et ça remet les

valeurs à la bonne place », sou-

ligne l’animatrice.

Moins de 24 heures après son

lancement, lundi midi, la pre-

mière capsule cumulait près

de 1400 visionnements sur

YouTube. La page Facebook

À

pleines dents

compte, pour sa

part, près de 650 abonnés.

CRÉER DU BONHEUR

Au cours des derniers mois,

la jeune femme a fait plusieurs

prises de conscience qui lui

ont donné envie de donner au

suivant. « Cet été, j’ai quitté un

emploi qui ne me convenait

pas. Et j’ai décidé qu’à 22 ans

et pour le reste de mes jours,

je n’allais faire que ce qui me

passionne et vivre mes rêves »,

raconte-t-elle.

Un voyag e au Vi e t nam a

ensuite confirmé son désir

d’aider autrui à concrétiser les

leurs. « Tu comprends que les

gens n’ont pas la même chance

que nous. Là-bas, si tu es fils

de pêcheur, tu seras pêcheur.

Tu ne peux pas choisir de vivre

tes rêves. Mais en revenant,

j’ai réalisé que beaucoup de

personnes ici aussi ont besoin

d’aide », poursuit celle qui a

alors décidé de mettre à pro-

fit sa facilité à communiquer

« pour créer du bonheur ».

Pou r pa r ven i r à s e s f i ns,

Ca t he r i ne a s o l l i c i t é e l l e -

même tous les commerçants

qui figurent dans les capsules,

tournées et montées bénévo-

lement par son ami Samuel

Langlois. « J’ai été étonnée par

leur générosité. Avant de réali-

ser la première vidéo, je n’avais

rien à leur présenter pour les

convaincre. Et ils ont embar-

qué dans l’aventure les yeux

fermés ! » se réjouit-elle.

Tant mieux, car pour Cathe-

rine,

sky is the limit

. « Tant

qu’on a des partenaires qui

emba rquen t , on peu t t ou t

faire. J’ai tellement d’idées ! »

affirme-t-elle.

Une seconde capsule sera dif-

fusée en janvier. Même si son

esprit foisonne d’idées, Cathe-

rine est toujours à la recherche

d’inspiration, c’est pourquoi

elle invite les gens à la contac-

ter sur Facebook ou via cour-

riel, à catherine.apleinesdents@

gmail.com.M

Aucoursdesderniersmois, CatherinePaquettea fait plusieursprisesde

consciencequi lui ont donnéenviededonner ausuivant.

PHOTOALAINDION