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MERCREDI DÉCEMBRE

Le Plus

P

ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Après avoir chanté le bonheur,

voilà que le capitaine von Trapp

et la belle Maria se préparent

à chanter l’amour. À l’aube de

la St-Valentin, Jacques Bou-

chard et Myriam Herman — de

la distribution granbyenne de

La Mélodie du Bonheur

— don-

neront une deuxième vie à leurs

personnages respectifs dans un

spectacle né d’un coup de foudre

artistique.

« Jacques a une grande qualité

vocale, insiste Myriam Herman,

soprano à l’Opéra de Montréal.

Quand j’ai écouté ce qu’il avait

enregistré, ça a fait Wow ! Un

grand coup de foudre. Je me suis

dit ‘Oh my God : j’ai un diamant

entre les mains ! Il ne reste qu’à

le polir’. »

En octobre dernier, la chan-

teuse lyrique d’expérience a par-

tagé la scène avec M. Bouchard

dans

La Mélodie du Bonheur.

C’est toutefois en entendant

son côté

crooner

et certains airs

d’opéra interprétés par celui qui

incarnait à ses côtés le capitaine

von Trapp qu’elle a découvert

tout son potentiel. « C’est là que

je l’ai reconnu à sa pleine valeur,

admet-elle en toute franchise. Il

a ouvert une porte. »

Récemment,

Le Plus

faisait la

rencontre de Jacques Bouchard.

Atteint du syndrome d’Asperger,

l’homme de 64 ans qui venait

de participer à quatre représen-

tations de la célèbre comédie

musicale souhaitait sensibiliser

les gens à la réalité du trouble du

spectre de l’autisme. Fier d’avoir

relevé un tel défi, il souhaitait

dire aux gens dans sa situation

« Osez ! Vivez des expériences ! »

Dans le processus de pro-

du c t i on d e

La Mé l o d i e du

Bonheur

, M. Bouchard a dû, à

un certain moment, s’ouvrir à

ses camarades sur sa réalité.

Pour lui, rendre une émotion,

s’abandonner à un sentiment,

demandait beaucoup de travail.

Une déclaration qui a permis à

Myriam, entre autres, de com-

prendre bien des choses. « Je me

suis dit ‘Ah, c’est ça ! ’ », lance-

t-elle en riant.

Habituée d’enseigner à des

enfants, appelée à « répéter sou-

vent », illustre-t-elle, la soprano

savait qu’elle avait la patience

pour prendre M. Boucha rd

sous son aile. Ensemble, le duo

forme une « équipe de feu ! » Et

des projets, Myriam en a plein

la tête.

Après seulement deux cours de

chant en sa compagnie, M. Bou-

chard a connu une évolution

phénoménale, admet l’ensei-

gnante. « Jacques n’a pas la voix

de son âge, dit-elle. Il a une voix

en forme, sans mauvais plis. »

« J’ai la voix de mon cœur ! »,

lance celui qui dit être motivé à

mener le duo le plus loin pos-

sible. Lui qui n’avait jamais suivi

de cours de chant auparavant.

CHANTER L’AMOUR

Réunis par la passion de la

musique, les deux chanteurs

ont donc décidé de faire revivre

le capitaine von Trapp et Maria

pour la St-Valentin.

Maria et le

capitaine chantent l’amour

sera

présenté le samedi 11 février,

à 20 h, à l’église St.George de

Granby. Au programme : de

l’opéra, de la pop, en français,

en anglais et en italien. En solo

et en duo.

« C’est le début d’une belle

aventure », insiste Myriam, visi-

blement impressionnée par le

talent de celui qu’elle nomme

« son poulain ».

« Moi, je carbure à cette pas-

sion, dit M. Bouchard. Je suis

appuyé sur une base solide.

C’est du bon mentorat. J’ai une

bonne coach ! »

Une rencont re qu i semb l e

apporter aux deux.

« Jacques est un cadeau, pour-

suit Myriam. Il m’a donné la

flamme pour me battre. J’avais

un peu perdu la

drive

, moi qui

suis une vraie Nitro ! Là, je suis

partie ! J’ai des ailes. Je vends

un

show,

une cause

(voir autre

texte)

et j’ai mon diamant à

polir ! »

Les billets pour

Maria et le

cap i t ai ne chan t en t l’amour

sont en vente (20 $) au café

Madame Hortense. N’oubliez

pas que deux dernières repré-

s e n t a t i o n s d e

L a Mé l o d i e

du b onh e u r

au r on t l i e u l e

samedi 7 janvier, à l’auditorium

du cégep de Granby, à 14 h 30 et

à 20 h.

Du bonheur à l’amour

ISABELLE GABORIAULT

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

Aveclespectacle

Mariaetlecapi-

taine chantent l’amour,

Myriam

Herman souhaitait soutenir une

cause, mais laquelle? C’est à ce

momentquesoncollègueJacques

l’aregardéeen lui disant: ‘Je l’ai la

cause: je suis la cause!»

«Évidemment ! , lance-t-elle. Je

l’avais en pleine face et je ne la

voyais pas ! »

Cette cause, c’est l’autisme.

Comme Jacques Bouchard est

atteint du syndrome d’Asper-

ger et que le neveu et la nièce

de Myriam sont tous deux aux

prises avec le spectre de l’au-

tisme, il n’en fallait pas plus au

duo pour l’adopter.

Lors du spectacle du 11 février,

une partie des profits sera donc

remise à la Fondation Véro et

Louis qui souhaite offrir un

milieu de vie sécuritaire et sti-

mulant à des adultes autistes

âgés de 21 ans et plus.

C’est Guylaine Guay, l’humo-

riste, conférencière et auteure du

livre

Deux garçons à la mère,

qui

agit à titre de marraine de cette

Fondation lancée en avril dernier

par Véronique Cloutier et Louis

Morissette. M

me

Tremblay est la

maman de deux enfants autistes,

Léo 15 ans et Clovis, 13 ans.

« Je l’ai dit à la dame à la

Fondation : nous, on est par-

tis pour plusieurs années,

alors on peut vous aider pen-

dant longtemps ! », a souligné

M. Bouchard.

Une passion, une cause

Jacques Bouchard etMyriamHerman, que plusieurs ont eu le plaisir d’entendre dans

LaMélodie duBonheur

l’automne

dernier, préparent un spectacle de chansons d’amour pour la St-Valentin.

PHOTO FOURNIE PAR JACQUES BOUCHARD