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Le Plus

MERCREDI

JUIN

P

Comme il n’y a pas de treizième étage dans les gratte-ciel américains, sou-

vent pas de rangée numéro 13 dans les avions et rarement des chambres

13 dans les hôtels, les ados ne devraient plus jamais avoir 13 ans. Les âges

pourraient soudainement bondir de 12 à 14 d’un coup. Comme dans les

ascenseurs.

Pourquoi?

Parce que l’été, à 13 ans, un ado, ça s’emmerde. Ça tourne en rond. Ça

se cherche. D’ailleurs, je pense que sans Wi-Fi, très peu survivent jusqu’à

l’automne.

Notre grandeavait hâtededevenir une

teen

. Lephénomène s’est produit pas

plus tardque le 8 juindernier. Avoir 13 ans est pourtant l’âge le plus ingrat du

monde entier: trop vieux pour les camps de jour et trop jeune pour travailler.

Pour parler leur langage: 13 ans, c’est loin d’être

nice

.

Surtout pour les parents! On fait quoi avec eux autres?

J’en parlais la semaine dernière avec des amis pris dans le même bateau

quemoi et, visiblement, le sujet est fort angoissant.

Une seule chose est claire pour nous: ce n’est pas vrai qu’il ou elle va passer

son été à

chiller

devant un écran.

Oh que non!

Mais d’un autre côté, on est tiraillés. Douze mille questions et autant de

scénarios se bousculent simultanément dans notre tête. On veut les laisser

«profiter de leur été»,mais onne veut pas qu’ils végètent. Alors on leur donne

des tâches à fairedans lamaison,mais on sedemande si ondevrait les rému-

nérer, un peumal à l’aise d’ainsi les «exploiter»...

On aimerait qu’ils aient une jobine, comme aller cueillir des fraises, mais

onne veut pas devoir faire des

lifts

. «Ça va venir assez vite!», qu’on se dit, visi-

blement pas branchés.

Dans un souci d’économie et, toujours pour nous éviter de faire le taxi, on

ose même, pas longtemps, mais on y songe quandmême, leur faire garder

les plus jeunes la semaine, en sachant très bienque cela va se solder par une

guerre nucléaire...

On leur suggère donc d’inviter des amis à la maison, mais on ne veut pas

que tout soit cul par-dessus tête à notre retour...

Maudit que ce n’est pas simple!

Maman, je faisais quoi, moi, à 13 ans?

«

Let kids be kids!

», nous a lancé une collègue sans enfant, —qui a toutefois

déjà été une ado—pendant qu’on pleurait sur notre triste sort de parents-

de-jeunes-ados l’autrematin.

Et à bien y penser, elle a sans doute raison.

Surtout que dans notre cas, on le sait déjà qu’à partir de l’anprochain, notre

grande aura un petit boulot. C’est quasiment dans la poche et, en plus, elle a

hâte. Alorsmême si elle prenait undernier étémollo à écouter des émissions

stupides comme

Le Studio

ouà aimer tout ce qu’elle voit sur Instagram, çane

serait pas si grave. Quand on y pense, le fait que le travail occupe plus que le

3/4 de sa vie arrivera bien assez vite, non?

Je veux justeque la cuisinen’ait pas l’air d’unchampdebataille àmon retour

du bureau. J’aimerais aussi que le pliage des vêtements se fasse de temps en

temps et que, parfois, le souper soit entamé quand je termine à 17h.

Est-ce trop demander?

De toute façon, sans une

to do list

, notre grande trouverait sans doute le

temps long.

Mieux vaut ne pas lui laisser le temps de penser au fait qu’elle est tombée

dans une famille ou les parents savent comment débrancher leWi-Fi et qui,

qui sait, peuventmettre le iPadet lesmanettesdeTVdans leurs boîtes à lunch

par inadvertance lematin...

Angoisses estivales

ENTRE LES LIGNES

I s a b e l l e G a b o r i a u l t

isabelle.gaboriault@hebdoleplus.qc.ca

SAMUELLEBLANC

samuel.leblanc@lavoixdelest.ca

La boutique Les livres de

l’eSPoir estmaintenant un point

de chute pour la Fondation

Cultures à partager. Les livres

offerts en don à la boutique

pourront maintenant s’envoler

dans la francophonie, permet-

tant ainsi l’éducation de com-

munautés défavorisées partout

dans le monde.

Telle est la mission de Cultures

à partager : promouvoir l’éduca-

tion et l’apprentissage de la lec-

ture, protéger l’environnement et

favoriser le partage des cultures

entre les pays francophones.

Pour ce faire, elle expédie et dis-

tribue des produits culturels et

éducatifs (livres, ouvrages de

référence et périodiques) dans

des pays en développement

et dans des parties plus défa-

vorisées de pays francophones

généralement plus riches. Pour

s’approvisionner en matériel

pédagogique, la Fondation s’as-

socie avec 12 points de chute

au Québec. Les livres de l’eSPoir

vient de s’ajouter à la liste.

« On est bien heureux de cette

association-là », dit Lucille

Dignard, directrice générale de

Sclérose en plaques Haute-Yamas-

ka-Richelieu (SEPHYR). «Ça faisait

aumoins trois ans qu’on cherchait

à donner au suivant et de faire

profiter de notre abondance de

livres.On

ne peut pas tout vendre

ce que l’on reçoit », dit celle qui se

réjouit du partenariat avec cette

noble mission.

L’appel est donc lancé à la

population. En faisant don de

vos livres à la boutique Les

livres de l’eSPoir, située au

24 rue St-Joseph, à Granby,

vous contribuerez peut-être à

l’épanouissement de la culture

francophone dans le monde.

Les principaux livres recher-

chés sont ceux lié à la santé, ceux

pour enfants, les romans, ainsi

que ceux dans les domaines de

la psychologie, de la philoso-

phie, des sciences sociales, des

sciences naturelles, des mathé-

matiques et des technologies.

« Il a fallu qu’on mérite sa

[Cultures à partager] confiance »,

souligne M

me

Dignard, qui reçoit

l’aide de 23 bénévoles. La bou-

tique a dû ajouter des bénévoles

à son équipe de tri, prévoir des

espaces de rangement et prouver

son sérieux à la Fondation. «C’est

pour nous une fierté incommen-

surable », commente la directrice

générale. Le 20 juin dernier,

40 boîtes de livres, soigneuse-

ment et méticuleusement triés

par les bénévoles de la bou-

tique, ont été remises à Culture

à partager.

D’autres commandes de pré-

vues ? « Oui ! On en a déjà. On

est en train de faire d’autres

boîtes ! », s’exclame M

me

Dignard.

Durant l’année 2016 - 2017 ,

1 715 867 livres ont été redistribués

à travers la francophoniemondiale

par l’entremise de la Fondation.

AU CANADA AUSSI

Les livres offerts en don à la

boutique Les livres de l’eSPoir

et pris en charge et redistri-

bués par Cultures à partager ne

s’envolent pas uniquement vers

l’Afrique francophone, même s’il

s’agit là du point d’arrivée prin-

cipal. « C’est autant au Québec

qu’ailleurs dans le monde. Par

exemple, quand il y a eu l’in-

cendie au Lac-Mégantic, ils ont

envoyé des livres là-bas. Par-

fois, les livres prennent la route

de communautés autochtones,

d’écoles défavorisées », souligne

M

me

Dignard. Vos livres offerts

pourraient aussi se retrouver

dans des CPE québécois. Durant

l’année 2016-2017, 6469 livres

ont été distribués au Canada.

GÉNÉROSITÉ

Lorsque des livres peuvent être

pertinents pour une commande

de la Fondation, SEPHYR ne les

met pas en vente sur les tablettes.

L’organisme donne au suivant.

« Ici, déjà en partant, c’est la

générosité. Tous les livres nous

sont donnés. En donnant à notre

tour, nous aussi on va recevoir.

C’est une loi de la nature. On veut

se garder un cœur généreux »,

témoigne la directrice générale,

qui souligne qu’aucun livre n’est

vendu en boutique plus de 5 $.

Il est possible de faire don de

livres en se présentant à la bou-

tique du centre-ville de Gran-

by, entre 9 h et 17 h du lundi au

vendredi, et entre 10 h et 15 h le

samedi.

SÉPHYR, LES LIVRES DE L’ESPOIR

L’espoir s’envole partout

dans la francophonie

Lucille Dignard, directrice générale de la SEPHYR, Carole Girard, respon-

sable bénévole de la boutique, René Rouleau, de la Fondation Cultures à

partager, et Dominic Beaulieu (à l’avant), bénévole à la boutique.

PHOTO

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