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mercredi 25 octobre 2017

laVoixdel’Est

R2

la voix de bromont

Jean-François Guillet

jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca

Il y a de ces personnalités poli-

tiques qui marquent leur com-

munauté. Pauline Quinlan est du

nombre. Loin d’être lasse, la mai-

ressedeBromontdes 19dernières

annéesadécidédetireruntrait sur

sa vie publique pour se consacrer

davantage à ses proches. C’est à

la fois avec un brin de nostalgie et

unegrande fiertéque laprincipale

intéressée dresse le bilan de sa

longue et prolifique carrière.

Lorsqu’elle regarde derrière son

épaule, Pauline Quinlan prend

la mesure du chemin parcouru

depuis qu’elle a remporté sa cam-

pagne initiale en 1998. Élection qui

a fait d’elle la première femme à la

tête de Bromont, et une des rares

mairesses au Québec à l’époque.

« C’est important que les femmes

s’impliquent en politique, dit-elle.

Et tant mieux si j’ai pu contribuer à

ce que d’autres se sentent interpel-

lées et poursuivent dans cette voie.

[...] L’appui de mon mari Patrick et

de mes proches a été crucial dans

tout mon cheminement. Ils n’ont

jamais remis en doute ma capacité

de remplir mon mandat de mai-

resse, et encore moins d’aspirer à

le devenir. »

Aventure qui a néanmoins

commencé en plein marasme,

se remémore celle dont le man-

dat a été reconduit sans inter-

ruption en 2002, 2005, 2009, puis

en 2013. « Quand je suis arrivée

comme mairesse, on était moins

de 5000 citoyens à Bromont. On

était beaucoup moins organisés

qu’aujourd’hui et les défis étaient

très grands. Avec la fermeture

de l’usine Hyundai, la morosité

régnait. Il y avait aussi une division

au sein de la Ville. Mais jeme disais

qu’il y avait tellement de poten-

tiel. J’ai donc lancé ma campagne

sous le thème « Ensemble, agis-

sons pour Bromont ». Il fallait se

ressaisir et démontrer notre fier-

té, notre savoir-faire. Selon moi,

ce sont deux ingrédients qui ont

rendu notre communauté aussi

dynamique. »

Moments forts

Les yeux de Pauline Quinlan s’il-

luminent lorsqu’on lui demande de

raconter quelques-uns des nom-

breux moments forts de ses cinq

mandats à la mairie. La genèse

du projet « Bromont, ville bran-

chée » fait partie de cette longue

liste. Un exemple de vision et de

ténacité, souligne-t-elle. Le dos-

sier a pris naissance en 1999. Un

programme d’Industrie Canada,

Collectivités ingénieuses, devait

alors soutenir financièrement un

projet pilote lié au développement

des communautés grâce à Inter-

net. Figurant parmi les finalistes,

Bromont a essuyé un revers. Or,

pas question de baisser les bras

pour autant. « On était tellement

certains d’avoir le meilleur pro-

jet au Québec que l’on n’était pas

capables de faire notre deuil de ne

pas avoir été choisis », mentionne

M

me

Quinlan. À travers plusieurs

contacts, la Ville s’est tournée vers

le gouvernement provincial. « En

peu de temps, on s’est retrouvés

dans le bureau de Bernard Lan-

dry, alors ministre des Finances.

Comme nous, c’était un homme

visionnaire. Il est devenu premier

ministre et c’est finalement Pauline

Marois qui est venue nous porter

un chèque de 2,8 M$ à l’hôtel de

ville. Ça a été une belle victoire »,

se remémore-t-elle. Cette subven-

tion a permis d’implanter Internet

haute vitesse dans la majorité du

territoire bromontois.

Le référendumde juin 2007 ayant

mené Bromont à passer de la MRC

de la Haute-Yamaska à celle de

Brome-Missisquoi, en mars 2009,

fait aussi partie des faits saillants

qui ont jalonné l’histoire de la

localité sous sa gouverne. « Notre

ville gravitait depuis longtemps

autour de la MRC Brome-Mis-

sisquoi. Pour notre hôpital, les

écoles que les jeunes fréquentent

et pour une foule d’autres services,

dit celle qui a fait carrière durant

34 ans en éducation. Il fallait vrai-

ment parler à la population et

expliquer pourquoi [ce change-

ment était nécessaire]. Les gens

à la MRC de la Haute-Yamaska

étaient tellement convaincus que

ça ne se ferait pas, qu’ils n’ont pas

fait d’offre pour nous garder. Alors,

94% des citoyens ont dit oui à ce

nouveau rattachement. »

L’annonce, en 2009, de l’arrivée

du Centre de recherche en micro-

électronique (C2MI) dans le parc

scientifique restera aussi gravée

dans la mémoire de la mairesse.

« Ça a été 240 millions $ qui s’en

venaient chez nous plutôt que

d’aller ailleurs au Canada. Wow ! ,

lance-t-elle. On était très fiers. »

En près de deux décennies d’en-

gagement politique, Pauline Quin-

lan a néanmoins traversé quelques

tempêtes. De son propre aveu, la

plus tumultueuse d’entre toutes

s’articule autour du dossier des Jeux

équestres mondiaux, qui devaient

voir le jour à Bromont en 2018.

« Les Jeux équestres, j’y croyais

profondément. J’ai été très déçue,

concède-t-elle. Mais, comme on dit,

tu ne peux pas toutes les gagner. Et,

surtout, il ne faut pas en faire une

affaire personnelle. Comme élue,

il faut être capable de prendre ses

distances et accepter la critique. »

Une carrière prolifique

C’est avec le sentiment dudevoir accompli quePaulineQuinlan s’apprêteà tirer

un trait sur près de deux décennies à lamairie de Bromont.

—PhotoAlainDion

Outre son engagement comme

mairesse, Pauline Quinlan a aussi

su démontrer son attitude deme-

neuse en s’impliquant au sein de

nombreuxcomitésetorganisations

paramunicipales.Elleanotamment

présidé le CLD de Brome-Missis-

quoi, en plus de siéger au conseil

d’administration de la Fédération

canadiennedesmunicipalités, puis

au comité national sur la sécurité

ferroviaire. D’ailleurs, celle qui tire

sa révérences’est récemment vue

confieruneimportantemissionpar

le ministre des Transports, Marc

Garneau, qui l’anomméevice-pré-

sidenteducomitéde révisionde la

Loi sur la sécurité ferroviaire. Une

ultime étape avant de «rentrer

dans ses terres». «Quand on a eu

uneviepubliqueactive,fairelacou-

pure est parfois difficile. Au cours

des semaines à venir, je vais me

déplacer avec le panel pour conti-

nuer de consulter la population du

Canada. À travers ce mandat, je

pourrai faire la transition vers ma

vie de simple citoyenne.»

C’est d’ailleurs avec sérénité

qu’elle aborde la dernière ligne

droite à la barre de Bromont. Et

pasquestion de jouer les «belles-

mères ». « Il faut savoir rester

dans l’ombre. L’inverse n’est pas

une bonne chose. [...] Quand on

prend une décision, il faut vivre

avec. D’autre part, je veux appré-

cier tous lesmoments qui restent

avec l’équipe à la Ville. [...] Pas une

seconde jen’ai regrettémon choix

de me présenter en politique. Ça

a été une belle aventure et un

grand privilège d’être mairesse

de Bromont durant 19 ans. »

Jean-François Guillet

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