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MERCREDI

OCTOBRE

Le Plus

P

Après la Californie, l’État deWashington arrive en deuxième position en

ce qui a trait à la production vinicole aux États-Unis. À ce jour, on y cultive

environ 20 000 hectares de vigne. Bien que cette superficie ne représente

que 10% de la production californienne, elle a pris beaucoup d’ampleur

au cours des dernières années. D’ailleurs, depuis 1981, le nombre de

vignobles est passé de 19 à un peu plus de 900 en 2017.

Située au nord-ouest des États-Unis, la région bénéficie d’un climat

continental où les étés sont chauds et secs et les hivers très froids et par-

fois rudes. On y produit une proportion de vin rouge à 58% pour 42% de

vin blanc. Le cabernet sauvignon, le merlot et la syrah sont les cépages

vedettes à l’origine des vins rouges. En blanc, le chardonnay et le ries-

ling sont les plus plantés, suivis du sauvignon blanc, du pinot gris et de

quelques autres variétés.

Aux États-Unis, les régions vinicoles sont divisées en AVA (American

viticultural area). Souvent, on retrouve le nom de l’AVA sur l’étiquette

d’un vin, afin d’informer les gens sur la provenance des raisins. L’État de

Washington compte 14 AVA (à titre comparatif : la Californie en a 138).

Chacune d’entre elles propose un terroir particulier. Les plus connues

sont Columbia Valley (la plus grande AVA), Yakima Valley (région vinicole

la plus ancienne), Walla Walla Valley (dont une petite partie se retrouve

sur le territoire de l’Oregon) et Red Mountain (la plus petite AVA).

Selon le

guide Phaneuf 2017

, l’État de Washington « est à la source de

vins toujours plus fins et achevés, qui n’ont rien à envier à leurs pendants

californiens ».

Voici deux suggestions pour vous familiariser avec les vins de cet

endroit.

Cabernet sauvignon,

Columbia Valley, Château

Ste-Michelle (Code SAQ : 11882221 ; 19,55$)

.

Château Ste-Michelle est la plus grande maison

de l’État de Washington et produit plusieurs cuvées

disponibles au Québec. Le cabernet sauvignon 2015

plaira aux amateurs de vins charpentés et boisés. Pré-

sentant des arômes de cerise, de pin et de tabac au

nez, les tannins en bouche sont serrés et structurés.

Nous sommes en présence d’un vin boisé certes, mais

il n’est pas maquillé par celui-ci comme certains de

ses confrères américains. Si votre BBQ est toujours

fonctionnel, il sera excellent avec une belle pièce de

bœuf grillée.

Chardonnay,

Eve, Charles Smith (Code SAQ :

12237195 ; 20,55 $)

. On peut dire que les vins de

Charles Smith, ancien gérant d’artistes rock, sont bien

illustrés chez nous. Dernièrement, lors d’une dégus-

tation des vins de l’État de Washington à laquelle j’ai

participé, près de la moitié de la sélection provenait de

ce producteur. Ce chardonnay offre des notes florales

et de pomme mûre. En bouche, c’est frais, souple et

équilibré. Sa texture se mariera très bien avec un gra-

vlax de saumon, accompagné d’une mayonnaise à la

pomme pour le rappel des saveurs.

En terminant, je vous mentionne que l’État de Washington fait partie

des principales thématiques de la Grande Dégustation de Montréal qui

aura lieu la semaine prochaine à la place Bonaventure (www.lagrande-

degustation.com)

. Une belle occasion de faire d’autres découvertes sur

cette région.

Santé !

L’univers vinicole

deWashington

COLLABORATION SPÉCIALE

Sommelière. Vins au Féminin

marie-michele.grenier@hebdoleplus.qc.ca

twitter : @mm_grenier

CHRONIQUE

PASCAL FAUCHER

pascal.faucher@lavoixdelest.ca

Par un matin frisquet d’au-

tomne, Pierre Beauregard arrive

aux bureaux de l’hebdo

Le Plus

à vélo. D’aucuns trouveraient

ça particulier. Pas quand on

sait que le gaillard de

ans

aux yeux bleus, aux cheveux

abondants et à la silhouette

athlétique est un infatigable

professionnel du plein air.

Une passion qui a failli lui coû-

ter cher : filant à bicyclette sur

le 9

e

rang Ouest à Granby, en

2014, il s’est fait frapper par un

chauffard qui ne s’est jamais

arrêté. Le fautif a été arrêté, puis

condamné, mais Pierre Beaure-

gard a écopé de douleurs à la

colonne vertébrale qui le font

encore souffrir.

Ce qui ne l’empêche pas de

continuer à participer chaque

année à un triathlon de type

Ironman (course qui combine

natation, cyclisme et course

à pied, qu’il termine en mar-

chant), à un marathon de ski de

fond et à un autre en patins à

roues alignées. Sans oublier les

marathons classiques et des ran-

données pédestres et en kayak

« en autonomie complète » de

deux semaines chacune, qu’il

fait pour se détendre...

SAVOIR FAIRE

Diplômé de l’Université du

Québec à Chicoutimi en plein

air et tourisme d’aventure,

sportif aguerri et garde-parc de

profession, le natif de Granby a

décidé de partager son savoir-

faire avec les organismes, entre-

prises, écoles et municipalités

qui le désirent. Une offre de

service qui prend la forme de

conférences et de formations

baptisées Plein air en or et dont

le lancement aura lieu le mer-

credi 8 novembre au Palace.

« C’est un projet que je mijote

depuis sept ans, dit le coureur

des bois au bagou inépuisable.

Ce sont mes compétences, mes

vibrations. Le simple fait que

l’offre existe, pour moi, c’est déjà

un succès ! »

Il a tiré toute une philosophie

des 40 événements sportifs

auxquels il a participé depuis

2010. Un exemple ? « Ce n’est

pas grave si on ne se rend pas

à la ligne d’arrivée ; l’important,

c’est d’être à la ligne de départ.

C’est peut-être le secret le plus

important. »

Pierre Beauregard veut aussi

faire profiter de son expérience

PIERRE BEAUREGARD

Un guide de plein

76, rue Dufferin, Granby, Québec, J2G 9L4

Une division de

La Voix de l’Est

450-375-4555 .

redaction@hebdoleplus.qc.ca

Heures de tombée

Rédaction: vendredi 13h • Publicité: vendredi à 16h

Présidente et éditrice

:

Louise Boisvert

Coordonnatrice

:

Isabelle Gaboriault

Directeur principal des ventes

:

Sylvain Denault

Directeur principal marketing

:

Christian Malo

Il faut bouger si on veut vivre une

vie de qualité, dit le guide de plein

air Pierre Beauregard, qui lance sa

propre entreprise de conférences

et de formation. «Je veux aider les

gens qui ne savent pas trop par où

commencer.»

PHOTOALAIN DION